Le Premier ministre Manuel Valls.
 AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK
Le Premier ministre Manuel Valls. AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK - AFP

Il risquait six mois de prison et 7.500 euros d’amende. Le tribunal correctionnel de Grenoble (Isère) a finalement infligé 500 euros d’amende au jeune homme qui était poursuivi pour avoir fait « une quenelle » à Manuels Valls, lors de son déplacement à Moirans, en novembre dernier. Il a été reconnu coupable d’outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique.

Le procureur de la République a également requis 20 à 30 heures de travaux d’intérêt général. L’individu, électricien de 23 ans, avait été interpellé quelques jours après les faits, trahi par les caméras de vidéosurveillance de la mairie où s’était rendu le Premier ministre, suiteaux violentes émeutes des gens du voyage.

Casier vierge

Si certains utilisent la quenelle, popularisée par Dieudonné, en guise de salut nazi inversé, l’homme dont le casier judiciaire était vierge, a surtout invoqué un geste politique pour signifier qu’il n’était pas d’accord avec la politique menée par Manuel Valls.

« C’est regrettable. Je n’aurais pas dû faire ce geste pour exprimer mon mécontentement », a-t-il déclaré devant le tribunal. Et de poursuivre : « J’étais assez surpris qu’il vienne me serrer la main (…) A la base pour moi, c’était un geste humoristique que j’ai effectué spontanément, sans réflexion ».

« Quand on n’est pas content, on vote. Ou on peut éviter de lui serrer la main », a répondu Michel Coste, l’avocat général, dénonçant « un geste stupide, crétin ».

Mots-clés :