Ici opposé au Guingampais Younousse Sankhare, Oussama Tannane n'a plus du tout l'impact entrevu lors de ses débuts avec l'ASSE.  FRED TANNEAU
Ici opposé au Guingampais Younousse Sankhare, Oussama Tannane n'a plus du tout l'impact entrevu lors de ses débuts avec l'ASSE. FRED TANNEAU - AFP

Il y a seulement trois semaines, l’ASSE était troisième ex aequo de Ligue 1 à égalité avec Nice. Les hommes de Christophe Galtier, qui surfaient sur une prometteuse dynamique dans le sillage des recrues (Tannane, Tabanou et Söderlund), déclaraient ouvertement viser le podium. Voici en trois raisons pourquoi celui-ci semble inaccessible, à huit journées de la fin.

Un manque de créativité criant

Avec un tir cadré à Angers (0-0), puis deux à Guingamp samedi (2-0), les Verts prouvent qu’ils sont actuellement inoffensifs malgré leur grande possession de balle (60 % lors des deux dernières journées). Titularisé pour la première fois depuis un mois, Benjamin Corgnet n’a pas eu le rôle de créateur attendu en Bretagne. Une défaillance clairement partagée avec les attaquants de couloirs Valentin Eysseric et Oussama Tannane.

Quant à Neal Maupay, aligné en pointe, il n’a toujours pas inscrit le moindre but cette saison en Ligue 1 malgré 13 apparitions. « En première mi-temps, on n’a pas eu trop d’occasions. Mais, en même temps, il n’y avait pas d’appels, pas de jeu en profondeur », a pesté Loïc Perrin après une défaite qui repousse l’ASSE à la huitième place.

La série des buts en fin de rencontres a plombé leur dynamique

Le mental des Verts avait vacillé une première fois le 24 janvier à Reims, avec l’égalisation de Mandi à la 89e minute (1-1). Les partenaires de Stéphane Ruffier ont depuis perdu quatre points supplémentaires en Ligue 1 en février en étant rejoints in extremis par Monaco (1-1, but de Vagner Love à la 84e) et à Marseille (1-1, but de Batshuayi à la 90e +4). Le tout en étant également crucifiés la même semaine par Bâle en Ligue Europa (2-1, but de Zuffi à la 90e +2).

Ce n’est sans doute pas un hasard si l’ASSE a depuis enchaîné trois revers et un nul. « On n’a aucune excuse quand on présente un visage aussi pâle. On a été très faibles et on ne s’est pas battus. Et ça, ce n’est pas dans l’ADN des Verts ! », a en tout cas balancé un Christophe Galtier remonté samedi soir.

Les recrues n’ont déjà plus l’impact espéré

Quand tous les signaux étaient au vert dans le Forez en début d’année 2016, Alexander Söderlund venait d’inscrire le but d’une victoire plutôt chanceuse dans le derby (1-0), Oussama Tannane avait mystifié coup sur coup les défenses de Bordeaux, Troyes et Monaco, et Franck Tabanou avait redonné vie au couloir gauche stéphanois grâce à de multiples débordements. Ces trois hommes forts du renouveau stéphanois avaient comme point commun d’être des recrues hivernales.

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La situation a depuis totalement changé. Söderlund a été relégué sur le banc en raison de ses maladresses dans ses contrôles et remises. Tannane vient d’être endeuillé par le décès de son père et il ne crée plus de différences en dribbles, à l’image de son match décevant à Guingamp. Tabanou marque lui aussi le pas, après une demi-saison blanche à Swansea avant son prêt à Saint-Etienne. Autre recrue de janvier, le Norvégien Ole Selnaes s’est montré bien tendre samedi. Les difficultés des Verts depuis trois semaines correspondent clairement à celles de leurs recrues.

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