Lyon manque cruellement de studios. C'est le constat exposé hier par la Confédération nationale des administrateurs de biens de Lyon, dont les agences adhérentes sont prises d'assaut par les étudiants au moment de la rentrée universitaire. « On reçoit en ce moment entre cinq et huit demandes par logement. Alors qu'il y a une dizaine d'années, on n'arrivait pas à louer les studios », indique Patrice Rosier, président de la Cnab.
Actuellement, les petites surfaces comme les T1 représentent 22 % des offres de location, mais attirent 40 % de la demande. « Ces dernières années, les promoteurs ont vendu essentiellement des T2 et T3, qui bénéficiaient de défiscalisations. Et ils ont arrêté de construire des résidences étudiantes », souligne Olivier Dumas, vice-président, qui souhaite que les « investisseurs retournent vers les petites surfaces correspondant plus à la demande ».
La Cnab souligne en revanche que les propriétaires sont moins hostiles à la colocation pour les grandes surfaces. L'agglomération attend près de 125 000 étudiants pour la rentrée universitaire, dont 40 000 seront à loger dans le parc locatif privé selon la Cnab.