Quatre lions vont garder les tribunes du Grand Stade de l'OL
Quatre lions vont garder les tribunes du Grand Stade de l'OL - Capture écran Twitter

Vous l’avez peut-être remarqué à l’entrée du Grand Stade de Décines : un immense lion bleu qui garde l’entrée de la tribune nord. D’ici deux semaines, la statue qui pèse une tonne et demie sera rejointe par un deuxième lion, blanc cette fois. Puis, deux autres fauves aux couleurs rouge et or viendront compléter le décor dans les prochains mois.

 

Ce travail encore incomplet est l’oeuvre du cabinet d'architecte Naço en charge de la décoration du grand stade. Et c'est la start-up lyonnaise Drawn, spécialisée dans l’impression en 3D de mobilier, qui a été chargée de le réaliser. « C’est une première mondiale. Jamais des pièces aussi grosses n’ont été jusque-là imprimées en trois dimensions », indique Sylvain Charpiot, 37 ans, le fondateur de Drawn. Chacune mesure 4,5 mètres de haut et plus de 4 mètres de large.

 

Un travail de fourmi. Une statue demande 500 heures de production, soit l’équivalent de 20 jours non-stop. « J’ai passé la plupart de mes nuits à l’atelier pour suivre le bon déroulement du procédé et vérifier que la machine ne se trompait pas. Je dormais sur place dans mon bureau », sourit Sylvain Charpiot.

Après cela, il a fallu assembler les 88 éléments différents, poncer pour lisser la surface et poser la peinture. « Au final, cela représente presque un mois de travail pour chaque lion », poursuit le trentenaire qui confesse volontiers être assez détaché du football. « J’ai entendu que l’Olympique Lyonnais cherchait une entreprise capable de réaliser les lions. J’ai candidaté en leur expliquant que cela serait une première mondiale et que ça serait l’occasion de valoriser le made in local ».

« Ingénieur à 22 ans, je suis parti sept ans à l’étranger pour délocaliser des usines avant de me remettre en question et de rentrer en France », raconte celui qui a ensuite travaillé pendant trois ans dans le conseil en organisation auprès d’entreprises. « J’ai fini par tout plaquer. Je me suis mis au yoga, j’ai repris mes études de l’EM Lyon et surtout j’avais envie de ramener du travail en France, créer des emplois dans le pays. »

 

 
 

Il va donc débourser 100.000 euros pour fabriquer sa propre imprimante en 3D, Galatéa, en se basant sur un robot issu de l’industrie automobile et ne « sachant pas si ça allait marcher ». C’était il y a 18 mois. « Le pari était audacieux. On m’a fermé quelques portes au nez mais depuis j’ai fait mon petit bonhomme de chemin », répond le Lyonnais qui ambitionne plus que jamais de faire de la France « une vraie référence en impression 3D grand format. »

 

 

 

 

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