Illustration pendant un cours dans un lycée.
Illustration pendant un cours dans un lycée. - Olivier Morin AFP/Archives

L’initiative, lancée il y a trois jours par un professeur de l’Isère, a déjà recueilli plus de 350 soutiens. Une pétition a été lancée en fin de semaine dernière contre l’installation de portiques de sécurité à l’entrée des lycées. Cette mesure, prévue par Laurent Wauquiez dans son programme de campagne pour les Régionales, avait été annoncée le 21 janvier par le nouveau président d’Auvergne Rhône-Alpes (LR).

Lors d’un déplacement à Moirans, en Isère, il avait alors indiqué vouloir expérimenter ce système dans une quinzaine d’établissements scolaires de la région d’ici à la mi mars avant de généraliser les portiques dans tous les lycées de la grande région. « L’objectif est d’apporter plus de sécurité car aujourd’hui on a des lycées qui ne sont absolument pas protégés », avait déclaré Laurent Wauquiez.

Trois lycées concernés par le test en Isère

En Isère, où trois lycées sont concernés par la phase expérimentale, à Moirans donc, mais également à Vienne et à la Côte Saint-André, cette idée n’est pas du goût de tous. Vivement opposé au déploiement de ce dispositif, un professeur du département a fait circuler cette pétition adressée à Laurent Wauquiez et à Béatrice Berthoux, nouvelle conseillère régionale en charge des Lycées.

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« Ces portiques seront constitués de tourniquets à badger et de caméras de vidéosurveillance. Nous, signataires, considérons que cette mesure coûteuse (20 millions d’euros) est inefficace et contraire à l’esprit même de l’école. On entre dans un lycée pour y devenir davantage un citoyen libre - non pour y être considéré d’entrée comme un potentiel suspect », écrit-il dans sa pétition, signée depuis par de nombreux professeurs, élèves et parents.

« Renoncer à aider les élèves à des êtres libres »

« Ce dont nos lycées ont besoin, c’est de moyens humains : de davantage de surveillants, de davantage d’éducateurs. S’en remettre à la technique et à Big Brother pour protéger nos enfants, leur inculquer dès leur formation le dressage social que constituent pointeuse et caméras, c’est renoncer à en faire des êtres libres», est-il également indiqué.

Une fois les 500 signatures atteintes, la pétition devrait être envoyée au président de la grande région.

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