Grenoble, le 2 novembre 2015
Illustration du Palais de justice / cour d'assises de Grenoble
Grenoble, le 2 novembre 2015 Illustration du Palais de justice / cour d'assises de Grenoble -

L’affaire Jacqueline Sauvage risque fort de planer sur le procès de Bernadette Dimet. Quatre jours après que le président de la République a accordé une grâce partielle à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari qui la battait et la violait, la cour d’assises de Grenoble se penche sur le cas de Bernadette Dimet. Une histoire qui n’est pas sans rappeler la première.

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Agée de 60 ans, l’Iséroise est jugée jeudi et vendredi pour avoir assassiné son mari. Le drame s’était noué en 2012 dans le petit village de Parmilieu. L’accusée, victime de violences conjugales, avait un jour saisi un fusil de chasse, qu’elle avait enveloppé dans une couverture, pour abattre à bout portant son époux, décédé d’une balle dans le thorax.

 

Selon la défense, Bernadette Dimet était sur le point de quitter son époux et avait décidé de se suicider. Mais une énième provocation de la part de son mari, l’aurait alors poussé à se servir de l’arme contre lui.

 

L’affaire avait marqué les esprits puisqu’un comité de soutien s’était constitué pour soutenir Bernadette. Elle avait aussi fait éclater les secrets de famille : à la fin des années 70, Bernard Bert, la victime aurait agressé sexuellement les deux sœurs de sa femme.

 

 

Si l’accusation a retenu la préméditation et donc l’assassinat, la défense de Bernadette Dimet plaidera le meurtre dans « un contexte particulier » : à savoir « une cocotte-minute prête à exploser ».

Le verdict est attendu vendredi.

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