Michel Callamand, professeur de prépa à Marseille, va tenter le concous d'orthophoniste à Lyon, aux cotés de ses élèves.
Michel Callamand, professeur de prépa à Marseille, va tenter le concous d'orthophoniste à Lyon, aux cotés de ses élèves. - DR

Se mettre au même niveau que ses élèves pour les motiver. Tel est le leitmotiv de Michel Callamand, un professeur de culture générale de 30 ans, qui après avoir décroché le concours d’infirmier en 2015 à Marseille, s’apprête à tenter à Lyon, le 2 février, l’examen d’entrée aux études d’orthophoniste.

« Tout est parti d’un défi lancé par l’un de mes élèves l’an passé. Il m’a demandé de passer le concours avec eux pour que je me rende compte de la difficulté des épreuves », raconte ce professeur marseillais, directeur de Cours de France, une école préparant aux concours des filières paramédicales. Michel finit par accepter le challenge de son étudiant et se met  à bachoter les maths, comme ses élèves, pour être en mesure de réussir le concours.

«Sur un malentendu, je peux l'avoir»

Après avoir relevé le défi sans trop de difficulté, le professeur, diplômé d’un master 2 en Histoire, décide de continuer sur sa lancée et de s’attaquer « à l’un des examens postbac les plus difficiles », en s’inscrivant au concours d’orthophoniste. Mais cette fois-ci, le trentenaire part moins confiant.

« L’idée, c’est de mieux connaître les examens auxquels nous préparons nos élèves et de me tester. Le taux de réussite au concours d’orthophoniste est très faible. Le niveau d’orthographe demandé, par exemple, est digne de l’académie française. Je le passe aux côtés d’élèves qui sortent du bac, donc je peux sans doute faire la différence sur certaines épreuves, mais je ne me fais pas trop d’illusion. Je me dis juste que sur un malentendu, je peux l’avoir », ajoute Michel Callamand, soucieux également à travers sa démarche « ludique » de sensibiliser le public au manque de reconnaissance des orthophonistes. Après cinq ans d’études, ces derniers ne sont pour l’heure rémunérés que sur la base d’un bac + 2.

Après Lyon, le professeur devrait calmer son appétit pour les examens post-bac. « A moins qu’on me lance un nouveau défi », s’amuse-t-il, visiblement bien à l’aise dans ce costume de bête de concours.

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