État d'urgence: Les manifestations restent interdites à Lyon ce week-end

SÉCURITÉ En ce premier week-end d'achats de Noël, la préfecture du Rhône préfère mobiliser les forces de l'ordre aux abords des lieux commerçants...

E.F.

— 

A Lyon, des parachutistes de 3eme RPIMA patrouillent avec la police municipale et nationale dans le centre-ville dans le cadre du renforcement du plan Vigipirate.

BONY_134115/Credit:Bony/SIPA/1511281353

A Lyon, des parachutistes de 3eme RPIMA patrouillent avec la police municipale et nationale dans le centre-ville dans le cadre du renforcement du plan Vigipirate. BONY_134115/Credit:Bony/SIPA/1511281353 — SIPA

Pas de rassemblements ni de manifestations. Trois semaines après les attentats qui ont été perpétrés le 13 novembre à Paris, la préfecture du Rhône a décidé une nouvelle fois d’interdire les manifestations ce week-end à Lyon, dans un souci de sécurité.

« Ce samedi et ce dimanche correspondent au premier week-end d’une intense activité commerciale à l’occasion des fêtes de fin d’année et une foule très nombreuse est attendue dans les rues commerçantes de Lyon, notamment dans le centre-ville », indique la préfecture ce jeudi, dans un communiqué. Soucieuse d’assurer avant tout la sécurité de la population et des biens, elle a préféré mobiliser les forces de l’ordre disponibles à la surveillance des lieux commerçants. « Cette forte mobilisation ne saurait être détournée pour la gestion de manifestations sur la voie publique », ajoute la préfecture.

La manifestation de soutien aux migrants organisée ce jeudi

Le préfet du Rhône Michel Delpuech a donc pris, dans le cadre de l’état d’urgence décrété au lendemain des attentats à Paris, un arrêté interdisant toute manifestation et tout rassemblement dans les 1er, 2e, 3e, 5e, 6e, 7e arrondissements, sur un périmètre limité au Nord par le cours Gambetta et au Sud par l’avenue Berthelot.

>> A lire aussi : Ce que change l’état d’urgence dans le Rhône.

Pour éviter une interdiction de rassemblement, certains organisateurs ont donc dû revoir leur programme ces derniers jours. C’est notamment le cas de plusieurs associations de soutien aux migrants, qui, après avoir été interdites de manifestation le 21 novembre par les autorités, ont décidé de reprogrammer leur rendez-vous en semaine. Ils ont ainsi prévu de se réunir ce jeudi à 18 heures place Bellecour, pour réclamer à la Métropole de Lyon la mise à disposition de logements vides aux réfugiés et migrants sans abri ou expulsés.