« Libérez nos camarades ! » Environ 400 jeunes militants de gauche se sont rassemblés hier après-midi devant le palais de justice de Lyon (3e). A l'intérieur du bâtiment, protégé par un important dispositif policier, au moins deux personnes étaient jugées en comparution immédiate pour outrage et rébellion. Elles avaient été interpellées dimanche soir lors des incidents qui avaient émaillé la manifestation anti-Sarkozy. Cible de jets de bouteille, les forces de l'ordre avaient dispersé le millier de manifestants présents place Bellecour (2e) à coups de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de flash-balls.
Lundi soir, de nouveaux affrontements avaient éclaté place des Terreaux (1er) et sur les pentes de la Croix-Rousse (4e). Durant ces deux nuits, plusieurs dizaines de vitrines et d'abribus ont été cassés et tagués. De nombreuses poubelles ont été incendiées et des silos à verre renversés. Une cinquantaine de personnes ont été interpellées et quinze policiers ont été blessés par des projectiles. Lundi, le tribunal correctionnel avait condamné quatre personnes à des peines de trois à six mois ferme et à des travaux d'intérêt général pour violences et dégradations.