Lyon: De jeunes ingénieurs à l’assaut du marché du monocycle électrique

DÉPLACEMENTS Quatre Lyonnais commercialisent depuis peu le «MonoWheel», un nouveau modèle de roue gyroscopique qu'ils ont imaginé et en partie conçu...

Elisa Frisullo

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Le 18/11/2014 à Lyon. Des ingénieurs lyonnais ont créé le monowheel, une roue électrique qui permet de se déplacer en ville. L'usage de ce monocycle, très répandu en Orient, est peu développé en France.

Le 18/11/2014 à Lyon. Des ingénieurs lyonnais ont créé le monowheel, une roue électrique qui permet de se déplacer en ville. L'usage de ce monocycle, très répandu en Orient, est peu développé en France. — Elisa Riberry / 20 Minutes

Le nom «MonoWheel» ne vous dit sans doute encore rien. Mais cela ne devrait pas tarder. Depuis le mois de septembre, quatre jeunes lyonnais se sont lancé le défi de démocratiser à Lyon et en France l’usage de ce monocycle électrique, un concept inventé aux Etats-Unis, très répandu en Orient mais encore peu connu chez nous.

De retour d’un voyage en Chine, Cyril Barioz, un ingénieur de 26 ans «passionné par les nouveaux modes de transport», a eu l’idée de mettre au point avec un copain de promo, un nouveau modèle de roue gyroscopique électrique. «Celles que j’avais essayées en Chine ne me paraissaient pas assez abouties pour le marché français. Alors nous avons créé un prototype de meilleure qualité, plus robuste et sécurisé que ce qui existe là-bas», explique le jeune homme.

Quinze kilomètres d'autonomie

La batterie, le moteur électrique et la carte électrique du monocycle ont été mis au point à Lyon. «La coque, les pédaliers sont fabriqués chez un industriel chinois avec lequel nous avons passé un contrat», ajoute le jeune homme, souvent interpellé par des badauds lorsqu’il sillonne les rues à bord de son MonoWheel.

Facile à transporter, la roue tout terrain (herbe, graviers, pentes...) dispose d’une autonomie de 15 km, supporte jusqu'à 120 kg de charge et peut monter jusqu'à 16km/heure. «C’est l'idéal pour compléter ou se substituer aux transports en commun», ajoute le cofondateur de la start-up, qui dit avoir commercialisé une vingtaine d’appareils ces deux derniers mois sur Lyon.

Un investissement de 200.000 euros

Ces premiers acheteurs, qui n’ont pas hésité à débourser 500 euros pour acquérir une roue infernale, sont des gens soucieux d'optimiser leur trajet domicile travail. Mais aussi des amateurs de modes de transport innovants qui souhaitent l'utiliser pour leurs loisirs. «Certains s'en servent même pour balader leur chien», s’amuse Cyril Barioz.

Les quatre associés lyonnais, qui ont investi 200.000 euros dans le projet, commercialisent leur roue sur Internet et sont en contact avec des boutiques de vélos de la région lyonnaise pour être vendus en boutique. Les entrepreneurs, qui travaillent également sur la création d'accessoires pour le monocycle (phares, porte-roue...), espèrent vendre un appareil par jour en 2015.

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