Vue du Beaujolais.
Vue du Beaujolais. - SUPERSTOCK / SIPA

Dans moins de deux mois, la physionomie du département Rhône aura complètement changé. Au 1er janvier, le Grand Lyon et le conseil général vont fusionner leurs compétences. Ce qui donnera naissance à la métropole de Lyon. Une collectivité territoriale à part entière ; la première du genre en France. Dès lors que va-t-il advenir du nouveau département du Rhône? A quoi ressemblera-t-il une fois que le Grand Lyon lui sera amputé?  Le Conseil général a commandé une étude à l'Insee pour savoir à quoi s'en tenir. En voici les principaux enseignements.

1.Un territoire plus petit

Sans la communauté urbaine, le Nouveau Rhône comptera 429.000 habitants. Soit quasiment 75% de moins qu'aujourd'hui. Il deviendra le 53e département français en termes de population et sera moins important que la Drôme par exemple. Le territoire sera également plus petit. Mais pas tant que ça. La superficie passera de 3.249 km2 à  2.715 km².

2. Une population urbaine malgré tout

Si l'espace du Nouveau département est majoritairement rural (l'agriculture occupe les deux tiers du territoire), trois habitants sur quatre résident pourtant en milieu urbain. Ils sont regroupés essentiellement le long de la vallée de la Saône, vers Villefranche, dans l'Est Lyonnais et dans les communes des pays de l'Ozon. C'est-à-dire tout autour de l'actuelle agglomération lyonnaise.

3. Une population jeune

Selon l'étude menée par l'Insee, 38% des habitants du Nouveau Rhône ont moins de 30 ans. Et seulement 21%, plus de 60 ans. Autre point fort du territoire: la population reste relativement diplômée. Par exemple, 42% des 25-34 ans ont des diplômes supérieurs. «Conséquence d'un niveau de qualification plus élevé, le chômage touche seulement 8% de la population active. C'est trois points de moins que dans le Rhône actuel», explique Philippe Bertrand, chef de projet à l'Insee. En revanche, la situation est nettement plus compliquée dans les secteurs de Villefranche et Tarare où le taux de chômage avoisine les 16%.

4. Un département qui ne sera pas isolé

«De nombreux actifs (48%) vont travailler à l'extérieur du territoire, notamment les cadres», constate Pascal Oger, directeur régional de l'Insee. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Nouveau Rhône entend multiplier les échanges avec la métropole. «Il n'y aura pas de mur», affirme Danielle Chuzeville, l'actuelle présidente du conseil général du Rhône qui n'entend pas voir non plus toute la population migrer vers la métropole. «Dans ce nouveau département, il y aura une vraie potentialité de créer des emplois au plus près des habitants, ajoute-t-elle. Si on veut lutter contre les flux migratoires, il faut favoriser cela.»

 

Mots-clés :