Le palais des juridictions administratives a été symboliquement rebaptisé « palais des injustices administratives » en soutien à Roland Veuillet. Hier après-midi, une centaine de personnes, parmi lesquelles Mgr Gaillot, se sont une nouvelle fois réunies devant le tribunal (3e) pour « réclamer la levée des sanctions » prises par l'Education nationale en 2003 contre ce conseiller principal d'éducation (CPE). Père de trois enfants, ce militant syndical de 51 ans, en grève de la faim depuis 52 jours, est hospitalisé depuis samedi mais refuse toujours de s'alimenter et d'être soigné. « Je ne suis pas pour la grève de la faim mais je respecte son choix et je l'accompagne dans son combat », a insisté hier Mgr Gaillot, devant le tribunal, qui en décembre dernier avait validé en appel la sanction prise contre le CPE. « Ce n'est pas une question de compassion mais de justice. Donc le gouvernement doit reconnaître qu'il y a eu une injustice », a ajouté l'homme d'église.En 2004 déjà, ce dernier avait signé un manifeste réclamant la levée des sanctions contre Roland Veuillet. Après avoir participé à un « die-in » devant le tribunal et bloqué la circulation pendant une dizaine de minutes, une partie des manifestants s'est rendue devant les permanences de l'UDF et de l'UMP dans l'espoir d'être reçus, avant de se dissiper dans le calme. « Très inquiet pour la vie de Roland Veuillet », son comité de soutien a de nouveau appelé le Premier ministre à arbitrer cette affaire. Il réclame l'annulation de la sanction et l'ouverture d'une enquête administrative sur ce dossier. Elisa Frisullo