Alors que les tournois de poker sont interdits, les RG ont participé à l'organisation de...
Trois tournois de poker mis au tapis en quelques semaines à Lyon. Une partie caritative de 24 heures prévue à l’occasion du Téléthon en décembre a même du être annulée.
«Les renseignements généraux (RG) nous demandent de stopper tout événement relatif à l'organisation de tournoi, dans le respect de la loi», indique laconiquement l’association
lyonpoker.com.
Depuis le vote en novembre de nouveaux amendements contre les jeux d’argent en ligne, les tournois de poker «live», où l’on ne mise pourtant pas d’argent, sont dans la ligne de mire des RG. La raison: ils sont souvent sponsorisés par des sites internet de paris en ligne, illégaux en France. Pourtant l'engouement pour le poker ne cesse de croître.
Benjamin Domenget, président de l'association Lyon Hold'em (du nom de la version la plus populaire du poker, le Texas Hold’em), a trouvé la solution. Il s'est associé aux RG pour organiser un tournoi qui s’est tenu en décembre à l’aKGB, un bar du VIIe arrondissement de la ville.
«Nous sommes des passionnés et non des délinquants,» plaide-t-il. La rencontre, qui s’est déroulée en présence de croupiers et de policiers, a connu un vif succès, avec 250 inscrits pour 90 places. «On l'a autorisé et surveillé en tant que test, car on ne peut pas ignorer ce phénomène de société», indique t-on aux RG.
Benjamin, lui, espère mensualiser ses tournois. Selon lui, le poker sans mise de fond reste excitant, grâce à l'aspect sportif des rencontres: «aujourd'hui on ne joue plus sa chemise, c'est la compétition et la stratégie qui font monter l'adrénaline».
Dalya Daoud