Les bords de Saône seront aménagés en promenade végétale.
Les bords de Saône seront aménagés en promenade végétale.

Elisa Riberry

Fin 2019, les Lyonnais pourront se réapproprier les bords de Saône, en Presqu'Île, occupés depuis des décennies par les voitures. Après avoir inauguré à l'automne les 15 km de berges réaménagés en promenade depuis Rochetaillée, le Grand Lyon a dévoilé lundi le projet retenu entre les ponts La Feuillée et Bonaparte, baptisé «Les terrasses de la Presqu'ile ». Cette requalification, confiée à l'urbaniste Wilmotte et aux paysagistes Neveu & Rouyer, ne débutera qu'en 2016, une fois le nouveau parking Saint-Antoine construit et l'actuel parc démoli en surface. Au total, 5 hectares seront réaménagés, en différentes «strates de vie», selon Jean-Michel Wilmotte, pour un montant global de 24 millions d'euros. Cela passera par la requalification des places (Albion, Saint-Nizier, Porte du Temple…) et des quais, dédiés aux bouquinistes, aux buvettes et au marché. Mais c'est sur les bords de Saône que la métamorphose s'annonce la plus impressionnante. «Nous allons substituer une promenade, un jardin, et des belvédères au parking», explique Jean-Michel Wilmotte.

Les berges fermées la nuit


Une grande cour de récréation, dédiée aux trois écoles du secteur, sera également aménagée, à 1, 70 m du niveau de la rivière. «Ce sera un morceau de nature au cœur de la ville», promet le paysagiste François Neveu, qui prévoit une trentaine d'essences végétales différentes sur les futures rives. Un espace de détente et de promenade au fil de l'eau, dont les badauds ne pourront profiter qu'en journée. Sauf événement exceptionnel, le Grand Lyon prévoit en effet de fermer les berges au public à la nuit tombée, afin de préserver la tranquillité nocturne des résidents des quais.

■ Un recours contre le parking souterrain

La construction du futur parking de 800 places (Lyon Parc Auto) doit débuter en mai sous les voies de circulation pour s'achever fin 2016. Mais deux recours, portant notamment sur les accès à l'ouvrage, ont été déposés auprès du tribunal administratif. «Mais je ne pense pas que cela puisse nous handicaper pour le calendrier», a indiqué lundi le vice-président du Grand-Lyon en charge de l'urbanisme, Gilles Buna, serein sur le sujet.