Arnaud, Diego et Guillaume ont conçu leur première bulle en 2012.
Arnaud, Diego et Guillaume ont conçu leur première bulle en 2012.

Elisa Riberry

Diego, Arnaud et Guillaume ont 23 ans et un rêve : démocratiser le petit dodo réparateur au bureau. Ces trois jeunes ingénieurs de l'Insa, tout fraîchement diplômés ou encore en étude, viennent de lancer une opération de crowdfunding pour accélérer la production et la commercialisation de bulles à sieste, baptisées Napiz. «L'idée m'est venue un jour où j'étais en attente dans un aéroport. J'ai trouvé dommage qu'il n'y ait aucun endroit pour se reposer», explique Arnaud Callendret, l'un des créateurs de la marque. Fin 2012, les étudiants sortent leur premier prototype de bulle, puis une seconde et une troisième version.

Quinze sociétés testeuses


La cabine est composée d'une banquette, sur laquelle, allongé entre la position assise et couchée, on peut se reposer 8, 15 ou 25 minutes. A l'intérieur de la bulle, plusieurs ambiances musicales et lumineuses se succèdent pour permettre au salarié de passer par différentes étapes de repos. «Nous ne voulons pas juste surfer sur un effet de mode. Mais nous proposons la sieste comme un nouvel outil de performance. C'est une question de bon sens. Si je me sens bien au boulot, je travaille mieux», ajoute l'ingénieur, conscient que si les idées reçues sur la sieste en entreprise ont évolué, beaucoup de chemin reste à faire. Aussi, pour commercialiser leur bulle, les entrepreneurs ont d'abord ciblé les sociétés et grands groupes les mieux positionnés dans les classements de bien-être au travail. Une université bordelaise et une quinzaine d'entreprises ont déjà testé les premiers prototypes. L'expérience est facturée 2 000 € pour les trois mois d'essais, puis 500 € par mois pour une bulle, avec un engagement de deux ans. «Leurs retours nous permettent d'améliorer la cabine. En parallèle, une étude design est en cours pour qu'en janvier nous puissions proposer la bulle Napiz dans sa version finale», précise Arnaud Callendret.

■ Appel à participation pour réunir 12 000 €

Les ingénieurs, qui ont déjà investi seuls 8 000 € dans ce projet, ont lancé le 23 septembre une opération de crowdfunding pour obtenir 12 000 € en 45 jours. Cette somme leur permettra de financer la fabrication de la bulle dans sa version finale. Ils solliciteront aussi des investisseurs privés pour pouvoir lancer ensuite la production en petite série de cabines. Les entrepreneurs tablent sur un chiffre d'affaires de 100 000 € en 2014. Rens. : www.napiz.fr