L’église Notre-Dame de la Sauvegarde, située dans le quartier sensible de la Duchère (Lyon 9e), a été endommagée par un incendie volontaire dans la nuit de samedi à aujourd’hui, a t-on appris de la police et des pompiers.

« Le feu a pris peu après minuit et a endommagé la sacristie. Il s’agit d’un incendie volontaire», a indiqué à 20 minutes un membre de la brigade criminelle de la police judiciaire de Lyon, chargée de l’enquête.

Ce matin, des techniciens de l’identité judiciaire, accompagnés de membres de la police technique et scientifique d’Ecully ont procédé aux premières constatations.

Le prêtre de la paroisse a déposé plainte cet après-midi. Selon lui, des bougies auraient été allumées dans la nuit sur un tas de papier. Du mobilier a été détruit et les murs de la sacristie ont été noircis par les flammes.

L’intervention rapide des pompiers a permis d’éviter des dégats plus importants. Le sinistre n’a pas perturbé l’office dominical puisque l’édifice religieux était fermé au public depuis quinze jours. Dans la nuit du vendredi au samedi 28 octobre,une moto avait été brulée dans l’église, endommageant le mobilier et noircissant les murs.

Le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), se sont rendus sur place cet après-midi, en compagnie de l’archevêque Philippe Barbarin et du recteur de la Mosquée de Lyon Kamel Kabtane. Le ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances Azouz Begag, qui a grandi dans ce quartier, était également présent.
« Ceux qui ont fait ça salissent notre quartier », estime un jeune habitant de la Duchère.

"Face à cet acte inqualifiable qui touche une nouvelle fois un lieu de culte de notre agglomération, je tiens à m'associer à la communauté catholique duchéroise. Une fois de plus ce sont les personnes de bonne volonté qui oeuvrent au rapprochement des hommes qui sont frappés", a déclaré la députée de la circonscription Anne-Marie Comparini (UDF), dans un télégramme adressé au Cardinal Barbarin.

En avril 2002, la synagogue du quartier avait été endommagée par un incendie volontaire commis à l’aide d’une voiture bélier. Les auteurs n’ont jamais été retrouvé.

Frédéric Crouzet et Carole Bianchi

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