Lyon tousse de plus en plus chaque année

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Publié le 27 février 2013.

Environnement Malgré des mesures prises récemment, les épisodes de pollution se multiplient

Lyon suffoque. L'agglomération a enregistré ce week-end un énième épisode de pollution aux particules fines, qui s'est accentué ces dernières heures, puisque le seuil d'alerte a été franchi mardi. Résultat : la vitesse autorisée est une nouvelle fois abaissée sur les axes limités à plus de 70 km/h. Le trafic automobile associé aux rejets industriels et aux émanations de chauffage à bois forment un cocktail explosif. «Lyon est aujourd'hui la troisième ville la plus polluée de France», se désole Pierre Hémon, président du groupe Europe Ecologie-Les Verts de Lyon. Depuis le début de l'année, le dispositif préfectoral obligeant les automobilistes à lever le pied a déjà été activé à douze reprises. Des statistiques comparables aux années précédentes.

Un centre-ville à 30 km/h ?


«En 2012, nous avons enregistré 52 épisodes de pollution avec déclenchement du dispositif préfectoral, explique Eric Schaxel, coordinateur à l'Observatoire Air Rhône-Alpes. En 2011, nous étions à 53 jours de pollution.» L'année 2013 repart donc sur les mêmes bases malgré l'abaissement définitif des limitations de vitesse de 20 km/h sur les principaux axes de l'agglomération, depuis le printemps. «C'est très bien mais cela concerne surtout les routes autour de Lyon. En centre-ville, cela ne change rien, commente Pierre Hémon. Il faudrait prendre le taureau par les cornes et proposer des vraies mesures comme l'interdiction des poids lourds et des diesels ou la mise en place d'un ticket de transports en commun au prix d'un euro par jour. L'idéal serait de limiter la vitesse à 30 km/h dans tout le centre-ville.» «Le plan de protection atmosphérique est en cours de révision, indique Eric Schaxel. Il devrait sortir à la fin de l'année. Sur le volet résidentiel, nous préconisons l'interdiction des foyers ouverts, de type cheminée, ou d'appareils de chauffage anciens. En période de grand froid comme en ce moment, les émanations dues au chauffage peuvent représenter la moitié des émissions de particules fines.»

Caroline Girardon
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