Pour la première fois, la parade, codirigée par Mourad Merzouki (en bas à droite) lance la 15e Biennale de la danse.Quatre mille danseurs, amateurs pour la plupart, ont participé dimanche après-midi au défilé.
Pour la première fois, la parade, codirigée par Mourad Merzouki (en bas à droite) lance la 15e Biennale de la danse.Quatre mille danseurs, amateurs pour la plupart, ont participé dimanche après-midi au défilé. - C. Viilemain / 20 minutes

Texte : Elisa Riberry-FrisulloPhotos : Cyril Villemain

Une météo radieuse, des centaines de milliers de spectateurs enthousiastes, des danseurs ultra-motivés et des costumes hauts en couleur. Tout était réuni dimanche pour que le défilé de la 15e Biennale de la danse soit une véritable fête. Et pourtant, l'exercice n'était pas si facile dans une ville habituée au talent de Guy Darmet, qui a laissé l'an passé les rennes de la maison de la danse à la chorégraphe Dominique Hervieu, codirectrice du défilé avec Mourad Merzouki.

Spectacle en pointillés
Aussi, pour rompre – un peu – avec la tradition, ce duo a décidé de lancer pour la première fois la biennale* par le défilé. Pendant deux heures et demi, la parade de 4 000 danseurs a tour à tour emmené le public « Entre ciel et terre », dans les airs, les nuages, les étoiles ou au pays des rêves. Collé à l'une des barrières de sécurité longeant la rue de la République, Esteban, 9 ans, en prend plein les yeux. « C'est magique, tout le monde est heureux, lance le garçon, dont le regard suit le cortège avec curiosité. « C'est un beau spectacle, un enchantement pour les enfants, ajoute Sabina, une mère de famille. Entre chaque troupe de danseurs de tout âge, de petits intermèdes musicaux et dansés mettent à l'honneur les deux-roues. Des personnages en rollers, en fauteuils, poussette, des facteurs à vélos, se succèdent le long du cortège dans des ambiances joyeuses et enfantines. « L'idée de ces pointillés est bonne. Cela permet de faire le lien entre les scènes sans faire attendre le public », explique Paulyne. A ses côtés, Geneviève, une habituée du défilé, profite du spectacle avec un sourire amusé. « Ces danseurs sont des amateurs pour la plupart, ils ont du mérite, c'est un gros boulot », explique cette Lyonnaise qui a toutefois remarqué un changement par rapport aux précédentes éditions. « C'est toujours aussi bien, mais peut-être un peu moins farfelu, spectaculaire ». En spectateur averti, Bernard avoue être un peu déçu. « Il y a toujours autant d'enthousiame, c'est joli, mais moins chorégraphié, un peu inégal d'une groupe à l'autre. On est moins subjugué. »