"Le meilleur des jours" de Yassaman Montazami chez Sabine Wespieser éditeur (Paris, France)

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Publié le 11 septembre 2012.

Résumé

Le meilleur des jours. Karl Marx et mon père avaient un point commun : ils ne travaillèrent jamais pour gagner leur vie. «Les vrais révolutionnaires ne travaillent pas», affirmait mon père. Cet état de fait lui paraissait logique : on ne pouvait oeuvrer à l'abolition du salariat et être salarié - c'était incompatible. Y. M.

Après la mort de son père, Yassaman Montazami se réfugie dans l'écriture pour tenter de garder vive la mémoire de ce personnage hors norme. La drôlerie et la cocasserie des souvenirs atténuent peu à peu l'immense chagrin causé par sa perte.
Né avant terme, condamné puis miraculé, l'enfant adulé par sa mère, qui jamais ne lui refusa rien, fut nommé Behrouz - en persan : «le meilleur des jours» -, un prénom prédestiné pour un futur idéaliste épris de justice et un pitre incapable de prendre la vie au sérieux.
Envoyé en France pour y poursuivre des études qu'il n'achèvera jamais, il participe à sa manière aux événements révolutionnaires de 1979, au cours desquels l'Iran bascule de la monarchie à la République islamique, en faisant de son appartement parisien un refuge pour les Iraniens en exil. Leurs chasses-croisés entre Paris et Téhéran donnent à l'auteur l'occasion de brosser une multitude de personnages improbables et issus des milieux les plus divers : une épouse de colonel en fuite, fanatique d'Autant en emporte le vent, un poète libertin, mystique et interdit de publication, un révolutionnaire maoïste enfermé à la prison d'Evin, et même un ancien chef d'entreprise devenu opiomane.
Évocation d'un monde aujourd'hui disparu, ce premier roman frappe par sa maîtrise et par l'acuité de son trait.

YASSAMAN MONTAZAMI, qui vit en France depuis 1974, est née à Téhéran en 1971. Docteur en psychologie, elle a travaillé de nombreuses années auprès de réfugiés politiques et a enseigné à l'université Paris VII. Elle exerce actuellement en milieu hospitalier.

Le choix des libraires : choisi le 11/09/2012 par Martine Borderie de la librairie MOLLAT à BORDEAUX, France

Il n'est pas donné à tout le monde de se voir attribuer un aussi beau prénom à la naissance. Behrouz signifie «le meilleur des jours en persan».

Avec un tel prénom, on ne pouvait s'attendre à rien de moins qu'une destinée hors du commun. Et c'est précisément pour rendre hommage à cet homme d'exception, à ce héros de père, que Yassaman Montazami a pris sa plus belle plume, égrenant les souvenirs de cette histoire foisonnante et pleine de contradictions qui fût celle de l'Iran.

Plongés dans une atmosphère souvent étourdissante, les lecteurs se laisseront volontiers embarquer sur les traces de cet homme à la fois brillant et fantasque, ainsi que sur celles d'une poignée de personnages hauts en couleur.

Un premier roman subtil et une voix à découvrir.

Le choix des libraires : choisi le 04/09/2012 par Myriam Peyraud de la librairie DU THÉÂTRE ZANNINI à BOURG-EN-BRESSE, France

Nous devons à la générosité de l'éditeur SABINE WESPIESER cette quatrième de couverture très très complète :

Après la mort de son père, Yassaman Montazami se réfugie dans l'écriture pour tenter de garder vive la mémoire de ce personnage hors norme. La drôlerie et la cocasserie des souvenirs atténuent peu à peu l'immense chagrin causé par sa perte.
Né avant terme, condamné puis miraculé, l'enfant adulé par sa mère, qui jamais ne lui refusa rien, fut nommé Behrouz - en persan : «le meilleur des jours» -, un prénom prédestiné pour un futur idéaliste épris de justice et un pitre incapable de prendre la vie au sérieux.
Envoyé en France pour y poursuivre des études qu'il n'achèvera jamais, il participe à sa manière aux événements révolutionnaires de 1979, au cours desquels l'Iran bascule de la monarchie à la République islamique, en faisant de son appartement parisien un refuge pour les Iraniens en exil. Leurs chassés-croisés entre Paris et Téhéran donnent à l'auteur l'occasion de brosser une multitude de personnages improbables et issus des milieux les plus divers : une épouse de colonel en fuite, fanatique d'Autant en emporte le vent, un poète libertin, mystique et interdit de publication, un révolutionnaire maoïste enfermé à la prison d'Evin, et même un ancien chef d'entreprise devenu opiomane.

... et à celle de l'auteur, née à Téhéran, vivant à Paris, ce portrait tendre et pourtant réaliste d'un père et d'une famille au beau milieu de la tempête qui a secoué leur pays, portrait brossé avec le même délicieux humour que le Persépolis de Marjane Satrapi, la violence en moins...

Le choix des libraires : choisi le 31/08/2012 par Max Buvry de la librairie VAUX LIVRES à VAUX-LE-PÉNIL, France

«Le meilleur des jours» est l'hommage d'une fille à son père, un père exceptionnel. Dès sa naissance, il se fit remarquer. Prématuré, tout le monde le donnait pour mort. Miraculé, il fut nommé Behrouz, ou le meilleur des jours en persan. A sa mort, sa fille entreprend de retracer son parcours : personnage hors du commun, plein d'esprit, cultivé, épris de justice et de liberté, idéaliste, toujours le rire aux lèvres. Combattant le salariat, il ne travaillera jamais. Arrivé en France il poursuit des études (thèse sur l'oeuvre de Karl Marx) qui resteront inachevées, il est vrai que l'ambition était grande, il pensait y trouver «la cause originaire de l'inégalité entre les hommes» et qu'alors «le monde deviendrait meilleur». En 1979, il vit donc en exilé les évènements d'Iran qui installent la République islamique et accueillent les Iraniens qui fuient leur pays. Le récit élargit alors ses portraits à une série de personnages, souvent exilés, qui font des allers-retours en Paris et Téhéran. Un saisissant portrait plein d'esprit, de lucidité, d'amour d'une fille envers son père vénéré, personnage atypique et attachant.

La revue de presse : Catherine Simon - Le Monde du 23 août 2012

La plume de Yassaman Montazami est à la fois acérée et légère. On n'oublie pas le visage d'Ali, le domestique de Téhéran, et le " bonheur énigmatique " qui en émane ; ni les retrouvailles de Behrouz avec ses copains de jeunesse : Bijan, " brisé " par la prison, et Ghaffar, poète " pilonné ", n'ont pas eu la chance, eux, de pouvoir " croire sans risque, confortablement, presque bourgeoisement " aux idéaux de leur jeunesse. Un premier roman percutant, délicat.

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires

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