La fabrique des illusions
La fabrique des illusions - Le choix des libraires

en partenariat avec 20minutes.fr

Résumé

Molly Howe ne s'attache à personne. Elle traverse l'existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l'étroit dans un monde étriqué, elle s'enfuit à Berkeley où elle rencontre John Wheelwright, étudiant en histoire de l'art, prêt à tout pour elle. Jusqu'à ce qu'elle disparaisse.
À dix années de là, New York. John est devenu un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d'être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s'apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Absorbé tout entier par l'aventure, il a presque oublié cette béance dans son passé, jusqu'à ce que Molly rejaillisse de l'ombre.
Chassé-croisé narratif de génie, La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d'une gigantesque machine à rêves : l'Amérique des années 1980-1990.

Jonathan Dee écrit pour le New York Times Magazine, la revue Harper's et la Paris Review. Il enseigne à l'université de Columbia. Les Privilèges, son premier roman publié en France en 2011, a reçu le prix Fitzgerald. Il a également été désigné comme la découverte étrangère de l'année par le magazine Lire et l'un des vingt-cinq meilleurs livres de l'année par Le Point. Avec La Fabrique des illusions, Jonathan Dee continue de dévoiler la palette de ses talents. À rebours de la vogue des romans d'anticipation, il revient sur les pas du monde d'images qui a accouché des désillusions d'aujourd'hui. Cette Amérique-là est la sienne, cette culture est son patrimoine, celle qui baigne toute une génération d'auteurs, de Jeffrey Eugenides à Don DeLillo et Richard Russo.

«Un grand roman, très impressionnant. Jonathan Dee livre ici une chronique culturelle intense et foisonnante.»
New York Times Book Review

La revue de presse : Véronique Cassarin-Grand - Le Nouvel Observateur du 18 octobre 2012

Comme Jonathan Franzen, à qui on le compare souvent, Jonathan Dee excelle à saper le mythe du rêve américain à travers la dissection des moeurs de la classe moyenne - qu'il connaît pour en être issu - sans jamais porter un quelconque jugement. Il en laisse le soin au lecteur. «Ce qui m'intéresse, c'est de dépeindre des personnages dont les valeurs sont pour le moins étranges et exotiques.» Et c'est en privilégiant la description de leur univers professionnel qu'il les introduit dans une histoire qui inéluctablement finit par les dépasser...
A quoi sert la publicité ? En l'occurrence, à avoir inspiré à Jonathan Dee un roman que, comme un bon slogan, l'on n'est pas près d'oublier.

La revue de presse : - Libération du 6 septembre 2012

S'il n'avait été écrivain, Jonathan Dee aurait pu être chirurgien. Avec son écriture au scalpel, il a le don de vous planter un décor ou des personnages en quelques paragraphes...
S'il n'avait été écrivain, Jonathan Dee aurait pu être architecte. A la précision de son écriture, vient se superposer la construction méthodique de ses ouvrages. Pour la Fabrique des illusions, il parle de «trois architectures très discrètes». Dans la première partie, on se retrouve ballotté entre deux univers et deux décennies. L'univers de Molly, tout d'abord, qui perd sa beauté et son adolescence dans une ville qui ne la mérite pas, avec un scandale venu tout faire exploser. Puis, celui de John, dont on comprend qu'il évolue plusieurs années plus tard, sans savoir encore le lien qui unit les deux personnages. Quand le lecteur a compris ce que Dee appelle «la connexion», l'auteur nous fait tout revisiter par les yeux de John, qui intervient soudain à la première personne. Avant que les derniers chapitres ne reprennent une autre tonalité, rythmée par des messages publicitaires en forme de maximes.

La revue de presse : Nils C. Ahl - Le Monde du 23 août 2012

Avec habileté, Jonathan Dee, auteur des Privilèges (Plon, 2011 - un roman en fait postérieur), rend quasi trépidants des kilomètres de tirades sur l'histoire de l'art et le marketing. Par moments, cette Fabrique des illusions est passionnante. Ambitieux, roboratif, ce deuxième roman traduit en français est une réussite.

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