Rentrée littéraire .
Rentrée littéraire . - G. VARELA / 20 MINUTES

Karine Papillaud

Bruncher entre amis

Le livre: La Théorie de l’information, Aurélien Bellanger (Gallimard). L’histoire des nouvelles technologies en France, de la fin des années 70 aux années 2000, à travers un personnage inspiré de Xavier Niel.

A faire: Revenir sur une époque révolutionnaire et débattre de l’aspect balzaco- houellebecquien du livre.

Menu: de geek! Hamburger arrosé de Redbull.

En finir définitivement avec les déjeuners de famille

Le livre: Une semaine de vacances, Christine Angot (Flammarion). Le récit classé X de la prédation d’un père sur sa fille. Un huis clos où s’enchaînent les scènes de sexe sur la logorrhée du pervers qui compare ses maîtresses, comme un boucher les morceaux fins de sa vitrine.

A faire: Evoquer la première scène, un rapport sexuel dans des WC avec du jambon. Rappeler que Christine Angot s’est fait connaître en 1999 avec un récit autobiographique, Inceste.

Menu: Jambon-purée, diabolo menthe.

Briller dans un dîner de notables 

Le livre: Réanimation de Cécile Guilbert (Grasset). Foudroyé par une maladie rare, le mari de la narratrice est opéré et placé dans un coma artificiel. L’auteur raconte dix jours d’angoisse, et de fascination pour l’étrange état d’inconscience de son aimé.

A faire: On coupe court aux anecdotes de chacun sur la maladie avec la réflexion de l’auteur qui mêle le sacré à  l’agonie. Assurer que c’est le prochain prix Goncourt. 

Menu: Gigot de sept heures, petits pois frais et grand cru classé. 

Animer son club de lecture

Le livre: Peste et choléra de Patrick Deville (Seuil) ou l’épopée d’Alexandre Yersin, un chercheur qui voyagea au  bout du monde, sur les traces du bacille de la peste. 

Mode d’emploi: On se félicite que l’auteur ait reçu le prix Fnac mardi, décerné par un jury de 400 libraires et 400 adhérents.  Et on se rengorge devant le succès grandissant des prix de lecteurs.

Menu: Mignardises et vin bio pétillant des Baux de Provence. 

Se distinguer dans un cocktail bobo  

Le livre: Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka (Phébus). Le livre embrasse le destin de femmes japonaises  des années 30, parties épouser des hommes aux Etats Unis, avec des rêves de réussite violemment déçus.

A faire: S’extasier sur le style de l’auteur qui utilise la première personne du pluriel, un «nous» étonnant et universel, et prédire un grand avenir à ce roman.

Menu: Brochettes de thon, cupcakes et champagne.