L'Autorité de la concurrence a autorisé sans conditions jeudi le rachat de l'éditeur Flammarion par Gallimard, estimant que l'opération ne posait pas de problème de concurrence.
L'Autorité de la concurrence a autorisé sans conditions jeudi le rachat de l'éditeur Flammarion par Gallimard, estimant que l'opération ne posait pas de problème de concurrence. - Jean-Pierre Muller afp.com

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L'Autorité de la concurrence a autorisé sans conditions jeudi le rachat de l'éditeur Flammarion par Gallimard, estimant que l'opération ne posait pas de problème de concurrence. «Grâce à l'acquisition du groupe Flammarion, le groupe Gallimard renforcera significativement sa position et deviendra le troisième opérateur du secteur» en France, note l'Autorité dans un communiqué.

Le gendarme relève que la nouvelle entité continuera à faire face à la concurrence de plusieurs opérateurs «détenant des positions équivalentes ou supérieures à la sienne et notamment à la concurrence des deux principaux groupes d'édition en France, Hachette et Editis».

Il y aura également la concurrence «d'opérateurs de taille plus modeste ou d'opérateurs spécialisés sur certaines catégories d'ouvrages».

L'Autorité de la concurrence «a donc pu écarter tout risque d'atteinte à la concurrence, et a autorisé l'opération sans conditions».

Belle rentabilité de Flammarion

Fin juin, après des mois de suspense, Gallimard avait convaincu le propriétaire italien de Flammarion de lui céder sa filiale française pour un prix d'environ 185 millions d'euros.

Avec un résultat d'exploitation de 15 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 220 millions d'euros (sans compter les 58 millions de la distribution), et forte d'un catalogue de 27.000 titres, Flammarion affiche une belle rentabilité pour le secteur.

D'un poids sensiblement supérieur avec un chiffre d'affaires de 253 millions d'euros, Gallimard publie 1.500 nouveautés par an et compte 1.000 salariés. Egalement diffuseur et distributeur, il est présent au Canada, en Belgique et en Suisse.