"Le Chat. Volume 19, Le chat passe à table" de Philippe Geluck chez Casterman (Bruxelles, Belgique)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le Chat. Volume 19, Le chat passe à table

Le Chat. Volume 19, Le chat passe à table — Le choix des libraires

Courrier des auteurs le 19/11/2014

Dans vos textes, dans les Albums du Chat, utilisez-vous le mot «consolation» ? Aimez-vous le mot consolation ?
Il faudrait que je vérifie. Je n'oserais répondre «oui» ou «non» avec certitude étant donné que je ne relis pas mon oeuvre entière régulièrement. Mais, si ça vous fait plaisir, je veux bien m'engager à utiliser «consolation» dans une dessin du Chat que je ferai cet après-midi. Et, en écrivant ces lignes, je me dis que c'est sans doute la meilleure solution pour répondre à votre questionnaire. Alors voilà, revenons quelques instants en arrière : - C'est quoi votre question, déjà ? Si j'utilise le mot consolation dans mes textes ? Oui ! Pas très souvent. Mais c'est drôle que vous m'en parliez parce que je l'ai utilisé aujourd'hui, dans un dessin du Chat. Je n'utilise pas ce mot si souvent que ça, mais je l'aime beaucoup.

Quelle relation avez-vous avec la consolation, dans la vie de tous les jours ? L'humour peut-il consoler ? Si vous avez besoin d'être consolé, allez-vous écouter une chanson par exemple ? Ou de la musique classique ? Ou allez-vous dessiner, inventer de nouveaux épisodes de la vie du Chat ?
Je n'ai pas trop souvent besoin de me faire consoler. C'est sans doute une chance de pouvoir échapper à ça. Parce que la consolation, même si elle est douce et réconfortante, suit inévitablement la tristesse. Et je préfère éviter d'être triste.
«Consolation» me fait inévitablement penser au «lot de consolation» qui est un peu l'excuse maladroite des organisateurs de concours, d'examens, faites aux candidats malheureux. Petit, je n'étais pas fameux en compétition sportive et le lot de consolation m'a toujours paru plus vexant qu'autre chose. Au lieu d'apaiser mon déshonneur, il augmentait mon sentiment de honte de ne pas être aussi performant que les autres. Heureusement, dans mon métier actuel, il n'y a plus de compétition. Chacun peut être le meilleur. C'est une consolation.

Courrier des auteurs le 31/10/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Mon nom est Geluck (il signifie «chance» ou «bonheur» en flamand). Je viens d'avoir 60 ans (ce qui signifie qu'il m'en reste une vingtaine en bonne forme). Je suis dessinateur humoriste, peintre, sculpteur, graphiste, chroniqueur, scénariste (ce qui signifie que mes journées sont bien remplies).

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Je viens de publier le 19e album du Chat. Le thème central du livre est la liberté de ton, l'absence de tabous et l'envie de rire de tout.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Beaucoup de gens s'assoient pour se coucher.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une fanfare macédonienne comme le Kocany Orkestar, à la fois joyeuse, insouciante, mais très grave.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ma première envie est de les surprendre en les faisant rire, et ensuite, de les faire réfléchir à pourquoi ils ont ri.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
J'ai des horaires d'employé de bureau qui, cependant, ferait des heures supplémentaires. Avec les chantiers que je dois gérer (publications, expositions, etc.) je suis obligé de travailler vite et bien. Ça me convient. Pour la concentration, pas de radio ou de chanson à paroles. Donc, que du jazz et du classique.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En inspirant profondément.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Dessiner, concevoir et fabriquer des petits livres de dessins rigolos faisaient partie de mes jeux d'enfant. Continuer à le faire «pour de vrai» dans mon métier me semble être la suite logique. Comme le gamin qui joue au docteur quand il est môme et devient ensuite un grand médecin.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Je m'en souviens comme si c'était hier. Tintin, Le Club des Cinq et Les Trois Mousquetaires. J'en pinçais pour Annie dans le Club des Cinq, mais c'est Madame Bonacieux qui m'a fait chavirer et me prendre pour d'Artagnan.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Les écrivains aident les dessinateurs à leur faire un peu oublier la page blanche qu'il faudra noircir demain.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Les livres me nourrissent quand j'en lis et m'aident à nourrir ma famille lorsque j'en publie.

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