"Un ange à la fenêtre" de Darcie Chan chez Ma éditions (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Un ange à la fenêtre

Un ange à la fenêtre — Le choix des libraires

Résumé

Cela fait bientôt soixante ans que Mary McAllister vit seule, sans jamais sortir de sa luxueuse maison de marbre blanc, construite au sommet d'une colline surplombant la petite ville de Mill River. Ses liens avec le monde extérieur sont rares : quelques lettres, les visites d'un vieux prêtre et la fenêtre de sa chambre donnant sur la ville en contrebas.

Pour la plupart des habitants de Mill River, la maison et son occupante restent un mystère. Trois nouveaux venus dans la petite ville - un policier, sa fille et son institutrice - vont s'intéresser à la vieille dame. Mais seul le père O'Brien connait l'histoire de Mary et le secret qui la maintient enfermée.

Darcie Chan est américaine. Un ange à la fenêtre, son premier roman, a remporté, dès sa parution, un énorme succès aux États-Unis et compte à ce jour un million de lecteurs.

Courrier des auteurs le 22/10/2013

1) Qui êtes-vous ? !
La réponse à cette question a beaucoup évolué ces derniers temps. Ces trois dernières années, je suis passée du statut d'avocate sans enfant à celui d'une mère et auteur à plein temps. Ce fut une aventure excitante - regarder mon fils grandir et se développer, et la publication de mon premier roman qui m'a permis de vivre mon rêve de devenir écrivain.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central de UN ANGE A LA FENÊTRE est probablement l'importance de connaître ses voisins - et aussi de réserver son jugement sur les personnes que l'on ne connaît pas.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
La première : «En écartant les rideaux de sa chambre pour jeter un coup d'oeil à l'extérieur, Mary McAllister savait que cette nuit serait la dernière.»
Je pense que cette phrase donne le ton de l'histoire et, je l'espère, déclenche immédiatement une série de questions dans l'esprit du lecteur : qui est cette femme, et pourquoi va-t-elle mourir ?

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Probablement le deuxième mouvement du Sonate pour piano n°14 de Beethoven en do dièse mineur (Sonate au clair de lune). C'est calme et serein en surface, mais avec des courants de vitalité et de mystère, comme la vie dans une petite ville telle Mill River.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
To my readers, I'd just like to express my appreciation for giving my novel a chance. I'm deeply grateful to anyone who is willing to spend valuable time and money to read my book.

Probablement le deuxième mouvement du Sonate pour piano n°14 de Beethoven en do dièse mineur (Sonate au clair de lune). C'est calme et serein en surface, mais avec des courants de vitalité et de mystère, comme la vie dans une petite ville telle Mill River.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
J'écris toujours dans mon bureau, chez moi. Il m'est impossible par exemple de me munir d'un carnet ou d'un ordinateur portable pour écrire un peu, ici ou là. Je ne peux pas non plus écouter de musique. En fait j'ai besoin de moments où je peux réellement me concentrer. Le créneau horaire parfait pour moi c'est tard dans la nuit, quand mon fils et mon mari sont endormis et que la maison est sombre et tranquille.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Au hasard ! Je ne sais jamais ce qui va m'inspirer, vraiment, mais j'essaye de trouver de la beauté et du sens dans tout. D'habitude, lorsque je développe des idées pour un livre, je sais que j'ai trouvé la bonne quand je ressens un frisson au bas de ma colonne vertébrale.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Mes parents m'ont appris à lire dès mon plus jeune âge, et j'ai aimé lire et écrire du plus loin que je me souvienne. Je me rappelle écrire des poèmes en cinquième, et à l'école primaire, après avoir gagné un concours de nouvelles, je suis rentrée à la maison et j'ai annoncé à mes parents que je voulais devenir écrivain. Je pense que c'est la première fois - j'avais alors onze ans - que j'ai formulé l'idée qu'écrire était quelque chose que je souhaitais faire dans ma carrière. En terme de temps, j'écrivais Un ange à la fenêtre depuis plusieurs années, avant la naissance de mon fils. J'ai toujours voulu essayer d'écrire un roman, et j'avais atteint un stade où j'avais fini mes études et commencé à travailler depuis plusieurs années - assez longtemps pour avoir obtenu une promotion et être dans une situation plus confortable. Mon mari venait de terminer médecine et il commençait sa pratique hospitalière. Il travaillait donc beaucoup et souvent jusque tard dans la nuit. J'ai pensé que c'était peut-être le bon moment pour commencer mon premier roman. Cela m'a pris deux ans et demi pour finir la première ébauche.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Je me souviens avoir été abasourdie pendant ma première année de lycée quand notre classe a lu «La Ferme des animaux» de George Orwell. Ce qui m'a choqué était l'idée qu'un groupe d'enfants puisse tuer, particulièrement l'un d'entre eux. Même si ce n'était qu'une histoire, c'était très dérangeant de lire que des enfants pouvaient être si cruels.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Je pense que les gens écrivent pour différentes raisons - pour divertir ou pour briller, pour prouver quelque chose, pour créer une extension durable d'eux-mêmes. Les raisons sont sans fin. Dans mon cas, j'écris simplement parce que ça me rend heureuse. J'aime traverser le processus de création - arriver avec une intrigue, voir les personnages «prendre vie» sur la page, et voir où l'histoire me mène. Et j'aime rendre les autres heureux. C'est une expérience merveilleuse quand quelqu'un lit mon travail et l'apprécie !

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
J'ai grandi en aimant les livres. Mes parents m'ont appris à lire quand j'étais très jeune, et je n'arrive pas à me souvenir de l'époque où je ne lisais pas. Même aujourd'hui, aller dans une bibliothèque ou une librairie me ravit. C'est peut-être l'odeur de l'encre et du papier, ou peut-être l'idée de savoir que tant d'histoires merveilleuses attendent d'être découvertes.
Je pense que les bibliothèques sont cruciales, surtout pour les enfants. Ma famille n'était pas particulièrement aisée, alors pendant mon enfance, lorsque nous voulions de nouveaux livres, nous les achetions rarement, nous allions à la bibliothèque en emprunter. De plus, contrairement à Internet, une bibliothèque pleine de livres offre une représentation concrète de l'information qui s'y trouve. Pour un enfant, il suffit simplement de regarder les étagères chargées de livres pour comprendre quelle somme de connaissance et de savoir ils représentent.

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