"Le divan de Staline" de Jean-Daniel Baltassat chez Seuil (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le divan de Staline

Le divan de Staline — Le choix des libraires

Résumé

Borjomi, Géorgie. 1950. Staline se retire dans le palais décadent de feu le grand-duc Mikhaïlovitch. À la demande de la Vodieva, maîtresse de longue date, il y reçoit le jeune peintre Danilov, concepteur d'un monument à la gloire éternelle du Petit Père des Peuples.
Dans le bureau ducal, un divan identique à celui de Freud. «Que Staline dorme sur le divan du Charlatan viennois, j'en connais à qui ça plairait de l'apprendre», dit lossif Vissarionovitch Staline.
On a beau être dans l'âge de la grande usure des émotions, on a encore le goût du jeu. Pendant que Danilov subit les interrogatoires du redoutable général Vlassik, Staline s'installe sur le divan et la belle Vodieva prend le fauteuil. Elle pratiquera l'interprétation des rêves du Charlatan tandis que lui se souviendra de ses histoires de nuit. L'enfance, sa mère, les femmes. Et, surtout, le plus grand des pères menteurs : Lénine. Qui mieux que Staline saurait faire d'un mensonge une vérité et d'une vérité le mensonge ? Danilov tremble. Il tremblerait plus encore s'il savait ce qui l'attend.

Jean-Daniel Baltassat est né en 1949 en Haute-Savoie. Il a étudié l'histoire de l'art, le cinéma et la photographie. Depuis le milieu des années 1980, il se consacre exclusivement à l'écriture. Le Divan de Staline est son neuvième roman.

Courrier des auteurs le 21/09/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Un peintre raté qui a pris pour vie et bonheur d'écrire des romans.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La possibilité humaine, perverse et tragique, d'assouvir la puissance du mal.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«La nature est ainsi faite que tout finit par se corrompre et se livrer aux maladies, même ce qui a été purgé et récuré en profondeur.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Prokofiev, le quatuor N° 2 (et particulièrement l'interprétation du quatuor Aurora)

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leurs lectures : elles me font toujours redécouvrir ce que j'ai écrit (ou lu) dans une étrangeté qui est une vraie nourriture pour les textes à venir.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Trop. J'essaie de m'en déprendre, mais c'est comme les vices bien-aimés, on y revient avec béatitude.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Aucune idée. D'ailleurs, on se fréquente assez peu. Le travail m'aide beaucoup plus.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Oui, je me le suis dit, aussi bêtement que ça, fasciné par la magie de la lecture. Ensuite, j'ai eu un immense goût pour la peinture et le désir d'écrire s'est vengé.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Le premier, «Le Bison de Wahatupa» un livre de la collection Rouge & Or dont j'ignore l'auteur, que je lisais à plat ventre un été de pluie.
Quelques années plus tard, ils furent toute une famille à m'incendier : Stendhal, Bataille, Cortázar, Kawabata, Handke, Giono...

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Peut-être (sans doute) à rien, mais à ce rien très spécial qui fait de nous des êtres humains qui imaginons la réalité tout autant que nous la palpons.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Celle de promenades presque quotidiennes, vitales et terrorisées, posant chaque fois une question bien salubre devant l'amoncellement de titre : «Est-ce bien utile d'écrire/publier ce que tu écris ?»
Je n'aime pas toujours entendre la réponse.

La revue de presse : Josyane Savigneau - Le Monde du 19 septembre 2013

C'est après avoir lu de nombreux livres d'historiens de l'Union soviétique - et notamment Staline. Œuvre d'art totale, de Boris Groys (Jacqueline Chambon, 1990) - que Jean-Daniel Baltassat a eu l'idée de cette fiction, à la fois burlesque et tragique, Le Divan de Staline. Et c'est en jouant sur ces deux registres que Jean-Daniel Baltassat fait monter une tension qui retient le lecteur.

La revue de presse : Gilles Heuré - Télérama du 18 septembre 2013

Avec ce Divan de Staline, Jean-Daniel Baltassat signe un roman sur le mensonge et le temps suspendu. Sur un régime tenu d'une main de fer par un bourreau qui jardine en songeant au pouvoir, à ses moyens et à ses fins.

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