"La mort en rouge" de Pierre Gaulon chez City (Grainville, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La mort en rouge

La mort en rouge — Le choix des libraires

Résumé

Des coups frappés à la porte, comme autant d'appels au secours. A travers le judas, Clément Danver a juste le temps d'apercevoir un homme se jeter du haut de cinq étages. Selon toute vraisemblance, l'homme s'est suicidé. Sauf que... Clément a cru voir, un instant, une autre silhouette. Une jeune femme spectrale à la chevelure maculée de sang. Sans doute a-t-il rêvé...

Mais le policier envoyé sur les lieux a lui aussi des doutes sur le suicide. D'autant que la mystérieuse «fille aux cheveux rouges» semble bien réelle. Elle laisse même des cadavres partout où on l'aperçoit.

De sombres secrets enfouis depuis la Seconde guerre mondiale ne tardent pas à ressurgir. Pour certains, la vengeance est vraiment un plat qui se mange froid.

PIERRE GAULON a une trentaine d'années. Après des études de lettres modernes et une expérience de professeur de français, il dirige désormais son entreprise dans l'univers du jouet. «La mort en rouge» est son premier thriller.

Courrier des auteurs le 30/05/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Dans la vie de tous les jours, un garçon (homme ? ?) de 30 ans qui essaie de vivre sa vie au mieux avec ses plaisirs et ses désillusions. On me dit distrait et rêveur. Je suis plutôt sportif et j'aime les jeux de réflexion comme le jeu de go. Concernant la littérature, je dirais avant tout un lecteur passionné, qui se nourrit des écrits de ses pairs pour enrichir ses propres créations.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le fil conducteur est la vengeance, une vengeance familiale qui ressemble à une malédiction, liée aux conséquences de la deuxième guerre mondiale. Un des lecteurs m'a dit qu'il s'agissait en fait de comprendre comment ce drame se transformait au fil du temps en légende urbaine.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Parfois, la frontière est mince entre le rêve et la réalité, entre l'illusion et le palpable». Cette phrase ne résume pas le roman mais plutôt son atmosphère. Mon but était d'essayer d'instaurer une tension fantastique à l'intrigue, ce fantastique propre au 19ème siècle. Qui est donc cette fille aux cheveux rouges ? Je voulais que le lecteur oscille constamment entre l'hypothèse rationnelle et l'hypothèse surnaturelle.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Question difficile car je n'écris pas avec de la musique. Si je devais cependant en choisir une pour représenter le roman, ce serait la Sonate au clair de lune de Beethoven pour son côté noir et grave avec une pointe de nostalgie qui apparaît progressivement au cours du morceau.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ma passion de la lecture car un auteur, on l'oublie trop souvent, est avant tout un lecteur. Les personnages du roman évoquent souvent des écrivains qui m'ont guidé depuis mon enfance : Maupassant, Gaston Leroux, Sherlock Holmes, Villiers de l'Isle-Adam...et la majorité des informations historiques et scientifiques sont tirées de faits réels. Par ces clins d'oeil, j'espère pouvoir contribuer à partager mes goûts littéraires et devenir un vecteur de ces influences. Un lecteur m'avait déclaré que le premier chapitre du roman lui faisait penser à du Maupassant modernisé. En entendant ce genre de remarque, je me dis que c'est en bonne voie.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
J'ai besoin de calme pour écrire. Je ne travaille pas avec de la musique. Par ailleurs j'ai remarqué que je suis souvent plus productif en matinée, la soirée étant habituellement réservée aux corrections et relectures. J'essaie d'écrire un peu tous les jours mais en réalité je ne m'impose aucun rythme réel. Je peux passer des semaines sans toucher à une histoire comme écrire un roman en deux mois. Les moyens et supports d'écriture varient également. J'écris parfois sur l'ordinateur, parfois sur des carnets, parfois sur des tablettes tactiles et il m'est même arrivé d'utiliser un dictaphone ! En revanche, il faut que le scénario soit complètement au point pour me mettre à la rédaction.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
De tout en vérité. Je le dis souvent à mes collègues de travail : «attention, tout ce que vous direz pourra être retenu... pour un roman». J'ai le cerveau constamment en ébullition. Dès que j'ai une idée, je la mets de côté puis je la confronte à d'autres afin de l'enrichir. Je laisse ensuite le tout reposer et mûrir afin de créer une bonne mixture prête à être servie.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Je peux dater précisément la date du déclencheur : pendant les vacances d'été entre le CM2 et la sixième. J'avais demandé à ma mère de m'acheter deux beaux cahiers que je possède encore car je voulais alors écrire un livre «dont vous êtes le héros». Je ne l'ai d'ailleurs jamais terminé, comme des centaines d'histoires toujours inachevées. Ce qui frustrait ma première lectrice de mère qui voulait connaître la suite. Je ne me suis jamais dit «un jour, j'écrirai des livres» mais plutôt «Allez c'est parti j'écris !». Avec un peu de recul, je me rends compte que tout ce que j'ai entrepris au niveau professionnel a en fait été guidé par ma passion de l'écriture et de la lecture.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Mes deux plus gros chocs littéraires ont été les «Histoires extraordinaires» d'Edgar Poe et «Dune» de Franck Herbert que j'ai découverts au collège. De manière générale, les livres les plus marquants ont été ceux des auteurs du genre fantastique du 19ème siècle (Maupassant, Villiers de l'Isle-Adam, Mérimée...) mais évidemment des auteurs plus contemporains comme Lovecraft, Stephen King, Terry Pratchett ou Philip K-Dick.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Le rôle d'un écrivain change en fonction de chacun. Pour certains, les écrivains existent pour divertir les lecteurs, pour d'autres, ils sont là afin d'améliorer la société, dénoncer les vices qui la corrompent et laisser une trace de soi et de son époque. Pour moi, l'écrivain vit par procuration à travers ses héros et permet d'ouvrir l'imaginaire du lecteur. Chaque lecteur crée ses propres images, réalise son film du roman.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Comme je l'ai déjà dit, les livres ont toujours fait partie intégrante de ma vie. J'ai fait des études littéraires pour étancher ma soif de lire et m'abreuver de nouveaux auteurs, puis j'ai passé des concours de bibliothécaire afin d'être au plus près des livres, je suis devenu professeur de français pour communiquer mon amour de la littérature et j'ai travaillé en librairie... Les livres me suivent partout où je vais, ou plutôt je vais partout où ils se trouvent.

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