"Bonita Avenue" de Peter Buwalda chez Actes Sud (Arles, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Bonita Avenue

Bonita Avenue — Le choix des libraires

Résumé

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Recteur d'une des plus grandes universités des Pays-Bas, Sigérius est un homme bien sous tous rapports, grand mathématicien et grand sportif, ancien champion de judo. A cinquante ans, il est pressenti pour devenir ministre de l'Éducation et entrer dans le cercle étroit du pouvoir. Chef heureux d'une famille recomposée, Sigérius a élevé les deux filles de sa seconde épouse. L'aînée, Joni, est une jeune femme brillante dont il est fier.
Compagne d'un photographe prénommé Aaron, Joni a mis au point un système pour booster en secret son ascension sociale. Mais c'est compter sans la libido paternelle : chaque nuit, Sigérius rejoint sur le Web quelques créatures de rêve. Ainsi découvre-t-il une beauté ravageuse, dont l'élégance suggestive lui rappelle étrangement... sa fille Joni.
Après vérification, la belle alanguie sur l'écran de ses nuits est bien Joni, laquelle évolue sur un site pornographique dont elle est l'unique propriétaire, une entreprise qui nourrit l'ambition dévorante de la jeune femme.

Ce premier roman est digne des plus grands textes de la littérature noire d'aujourd'hui. Milieu du sexe et puissance planétaire du Web, violence extrême de l'image et destruction de toute morale : l'histoire de cette jeune femme d'affaires met en scène de façon grandiose la perversité de notre époque. Dans un monde où personne n'est ce qu'il paraît être, où le scintillement des écrans cache un magma de pulsions et de vice, l'irruption de la vérité provoque une monstrueuse explosion qui propulse les individus sur l'orbite de destins incontrôlés.

Peter Buwalda est né en 1971. Après avoir été journaliste et rédacteur dans une maison d'édition, il se consacre aujourd'hui à l'écriture. Bonita Avenue a remporté un immense succès aux Pays-Bas. Il est en cours de traduction dans de nombreux pays européens ainsi qu'aux États-Unis.

La revue de presse : Natalie Levisalles - Libération du 30 mai 2013

Dans l'incroyable force de ce livre, il y a sûrement la complexité des personnages et les surprises du récit, jusqu'à l'impensable fin, pourtant évoquée très tôt, mais oubliée par le lecteur. Mais quoi encore ? On pourrait dire que Bonita Avenue commence comme un roman de campus, continue comme un thriller psychologique et finit comme un roman noir. On pourrait aussi dire que c'est un roman d'apprentissage, sauf que, en l'occurrence, il s'agit plutôt de désapprentissage...
Il y a dans Bonita Avenue une grande violence intime. Le roman montre le couple et la famille comme des lieux de bonheur mais surtout d'horreurs, on n'y est à l'abri de rien, ni du chantage, ni de l'imposture, ni de l'inceste. Une chose est sûre : chacun est différent de ce qu'il paraît être et aussi de ce qu'il croit lui-même être...
Le récit avance, repart en arrière, puis fait un saut dans le futur. Le lecteur découvre des couches de réalité les unes après les autres, c'est comme une suite de déflagrations dans le récit et dans l'expérience de lecture. La chronologie semble anarchique, en fait, elle permet de découvrir des événements au moment où ils sont le moins attendus. Ainsi, quand le roman finit, la dernière et l'avant-dernière scènes ont déjà été racontées, le choc du lecteur est d'autant plus fort.

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