"Les proies : dans le harem de Kadhafi" de Annick Cojean chez Grasset (Paris, France)

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Publié le 24 septembre 2012.

Résumé

C'est sans doute le dernier secret de Kadhafi. Et le plus scandaleux. En novembre 2011, Annick Cojean publiait dans Le Monde un article terrifiant. Une jeune femme y racontait comment l'année de ses quinze ans, le Guide libyen la repérait dans son école, lui caressait les cheveux, et la désignait ainsi à ses gardes comme son esclave sexuelle à vie. Violée, battue, forcée par son maître à consommer avec lui alcool et cocaïne, et intégrée dans la troupe des «amazones», elle ne pourra s'échapper de cet enfer que peu avant la révolution. Une vie brisée.
Une seule ? Non, des centaines, sans doute plus. Mais le sujet, en Libye, reste totalement tabou.
Dans les coulisses d'une dictature, dans le lit d'un chef d'État drogué en permanence, tyran d'opérette mais vrai meurtrier, nous plongeons dans un système d'esclavagisme, entre corruption, terreur, viols, crimes. Un système aux complicités multiples, bien au-delà du seul territoire libyen.
Pour recueillir l'incroyable histoire de la jeune Soraya et d'autres femmes révoltées, Annick Cojean a mené secrètement l'enquête à Tripoli, cette prison à ciel ouvert

Grand reporter au journal Le Monde, présidente du jury du prix Albert Londres qu'elle a obtenu en 1996, Annick Cojean est l'une des meilleures signatures de la presse française. Elle est l'auteur de plusieurs livres dont FM, la folle histoire des radios libres, écrit avec Frank Eskenazi, et Retour sur images, chez Grasset.

La revue de presse : Vincent Hugeux - L'Express, septembre 2012

Bien sûr, on s'en doutait un peu. On se disait que les harangues féministes de feu Mouammar Kadhafi, Guide déboussolé, sonnaient faux. Que le ballet de ses "amazones", anges gardiennes trop sculpturales sanglées dans des treillis trop chics, sentait la mascarade. D'autant que nul, parmi les vétérans de la Jamahiriya libyenne, n'ignorait la voracité sexuelle de l'arrogant Bédouin. Mais qui sut mesurer l'ampleur du mal et des crimes ? Là est le mérite premier d'Annick Cojean, grand reporter au Monde et auteur de cet effarant récit. Elle donne au fil des pages un nom, un visage et une voix à l'écrasante douleur des victimes.

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