"Millefeuille" de Leslie Kaplan chez POL (Paris, France)

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Publié le 31 octobre 2012.

Résumé

Quand je l'ai connu, Jean Pierre Millefeuille habitait déjà depuis longtemps rue Antoine-Bourdelle, une petite rue à côté de la gare Montparnasse. Conversations, échanges. Séduction réciproque. Pas du tout le vieux crispé sur ses acquis de pensée, ses habitudes. Une fois j'allai chez lui avec Zoé, la fille d'une amie. Après Zoé me dit, Je ne sais pas si je l'aime, non vraiment je ne sais pas.
Pourtant elle retourna le voir, et emmena même Léo, un amoureux. C'est là que tout a commencé.

La revue de presse : Marine Landrot - Télérama du 31 octobre 2012

Ce livre porte bien son nom. Il se coupe difficilement, mieux vaut l'avaler d'une traite. Et il laisse des miettes partout, d'infimes particules dont on ne mesure pas tout de suite la portée, mais qui sont précieuses et tenaces...
Somnambule, flottante, l'écriture de ce roman s'approche de la mort à pas feutrés. Phrases étouffées qui tournicotent autour d'idées trop douloureuses, raccourcis de pensées qui sont le privilège de l'âge, accès d'autodérision déchirante : les ruminations de ce personnage digne de Tati empruntent mille chemins...

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 18 octobre 2012

Avec son patronyme parfaitement improbable, 
Jean-Pierre Millefeuille se présente à la fois comme 
un personnage de papier et comme une personne 
de chair, à l'image de mille autres. Le dix-septième roman de Leslie Kaplan montre l'auteur une nouvelle fois au plus haut de son art. Par sa façon inégalable de faire tourner 
sa figure centrale sous différents éclairages. 
Par sa manière d'en circonscrire la mélancolie profonde. Enfin par l'affectation d'impassibilité de la langue 
et le rigoureux tombé de la phrase...
Leslie Kaplan a choisi l'imparfait et le passé simple pour dessiner le vieil homme déjà sorti du présent. Entre autres hanté par la figure du roi Lear, le souverain shakespearien qui avait trouvé dans la folie une façon 
de mourir au monde. Un réseau de sens ainsi se tisse, 
qui donne à ce texte sur l'absence dernière 
une formidable dimension humaniste.

La revue de presse : Fabienne Lemahieu - La Croix du 13 septembre 2012

C'est qu'il se détache, «Millefeuille», des êtres et des choses, et bientôt va mourir. Il le sent et le craint, ne le refuse, ni ne l'accepte. Quelques malaises, autant d'oublis, des peurs infondées, comme elles le sont souvent, lui rappellent, s'il le fallait, qu'il n'est plus dans la force de l'âge. Le long de rues qu'elle connaît comme sa poche pour y avoir passé son enfance, Leslie Kaplan brosse, dans le 17e livre qu'elle publie chez P.O.L., le portrait sensible et délicat de cet homme tourmenté par son déclin prochain...
De cette tragédie ordinaire, Leslie Kaplan fait émerger une délicieuse figure romanesque, tantôt balzacienne, «portant beau (...), souvent là en train de lire son journal», tantôt flaubertienne - «Félicité c'est moi», ironise-t-il sur la mort solitaire de la vieille servante d'Un coeur simple.

La revue de presse : Macha Séry - Le Monde du 23 août 2012

Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman, sinon la routine d'un veuf à la retraite, mi-mondain, mi-hautain, pour qui l'oisiveté ouvre sur un gouffre d'angoisses alternant avec des phases euphoriques. Cependant le charme opère, grâce à la succession de saynètes tantôt absurdes, tantôt burlesques et au talent de Leslie Kaplan qui capte à la source un flot de réflexions ordinaires où l'incongru se marie au trivial, où la logique se dérègle.

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