"La mer, le matin" de Margaret Mazzantini chez Robert Laffont (Paris, France)

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Publié le 12 octobre 2012.

Résumé

«Elle ne pensait qu'à ça. Ramener sa vie à ce point précis.
Le point où elle s'était interrompue.
II s'agissait de réunir deux morceaux de terre, deux morceaux île temps. Au milieu, il y avait la mer.

Elle posait des figues ouvertes en deux sur ses yeux pour retrouver cette saveur douce et granuleuse. Elle voyait rouge à travers les fruits. Ile cherchait le coeur de ce monde qu'elle avait dû abandonner.

Deux mères et deux fils que la Méditerranée sépare. Deux rives, deux pays, deux histoires que l'Histoire avec un grand H relie pourtant.

«Un roman qui embrasse l'Italie et la Libye, un beau moment de sincérité.»

PAVILLONS
Collection dirigée par Maggie Doyle et Jean-Claude Zylberstein

La revue de presse : André Clavel - Lire, octobre 2012

Margaret Mazzantini montre l'exil économique ou politique, le déracinement et ses déchirures à hauteur d'homme...
D'un voyage à l'autre, d'une rive à l'autre, La Mer, le matin est une complainte dépouillée où Margaret Mazzantini montre les séquelles de la colonisation et du déracinement, sur fond de révolutions arabes. Avec, pour seule étoile, ce courage héroïque que le désespoir donne aux mères, quand elles deviennent des naufragées de l'Histoire.

La revue de presse : Françoise Dargent - Le Figaro du 13 septembre 2012

L'auteur signe un roman sur le conflit libyen et revient sur l'histoire de son pays de l'autre côté de la Méditerranée...
Mais Margaret Mazzantini ne s'en est pas tenue à pointer la seule mégalomanie meurtrière d'un dictateur étranger. Elle en a profité pour rappeler l'histoire commune entre ce pays africain et l'Italie, leur passé colonial, la vie des colons de la Botte sur la «quatrième rive» de l'Italie avant que Kadhafi ne les chasse dans les années soixante-dix et la réconciliation honteuse vingt ans plus tard par le truchement de Berlusconi. Pour raconter la grande histoire, la romancière a croisé deux petites histoires imaginaires, celle de Jamila qui fuit les violences avec son fils Farid en s'embarquant pour les côtes italiennes et celle d'Angelina, une Italienne née à Tripoli qui en fut expulsée à l'âge de onze ans pour échouer en Sicile et y être rejetée par ses compatriotes...
Dans ce dernier roman, elle a mêlé la sensualité du conte africain, osant une poésie qui rappelle le Le Clézio de Désert, au mordant du réquisitoire. La belle est bien armée.

La revue de presse : Fabio Gambaro - Le Monde du 6 septembre 2012

Dans son nouveau roman, La Mer, le matin, Margaret Mazzantini croise deux mémoires brûlantes qui demandent à ne pas être oubliées...
Et, comme toujours, Mazzantini - qui, dans son roman précédent, avait évoqué avec force le siège de Sarajevo - trouve ici la langue la plus à même de restituer la souffrance et la douleur des vaincus oubliés sur le bord de l'Histoire.

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