Pas de pitié pour les mauvaises nuits

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Publié le 5 juillet 2012.

enquête La police annonce un renforcement des contrôles dans le secteur Masséna-Solférino

La police serre la vis. Le directeur départemental adjoint de la sécurité publique a demandé mercredi la fermeture administrative pour un mois du Network, une discothèque lilloise du secteur Masséna. C'est déjà la treizième demande de ce type à Lille en 2012, contre dix-sept pour toute l'année 2011. « Et ça va continuer. Nous voulons envoyer un message de fermeté sur les dérives dans le secteur de la vie nocturne », explique Nicolas Jolibois. Concernant le Network, le directeur départemental adjoint évoque une « rixe » dans la nuit de vendredi à samedi. « Un individu avec 2,5 grammes d'alcool dans le sang en a grièvement blessé un autre, lui-même alcoolisé. Il n'est pas acceptable qu'un établissement accueille de tels comportements. » Contactée, la direction du Network n'a pas réagi.

Pas de lien avec la tuerie ?
La coïncidence, c'est que le patron du Network est aussi celui du Theatro, la discothèque où deux personnes ont été abattues à la kalachnikov dans la nuit de samedi à dimanche. Une coïncidence, puisque Nicolas Jolibois réfute tout lien : « Ce n'est pas pour cela que nous intensifions les contrôles [déjà 111 à Lille en 2012]. Le mitraillage n'a rien à voir avec les problèmes de la vie nocturne. Il pose plutôt celui de la circulation des armes de guerre. »
« Le renforcement des contrôles a commencé il y a trois ans, confirme Roger Vicot, adjoint à la sécurité à Lille. La police municipale a elle-même dressé 2 000 PV dans le secteur Masséna-Solférino en 2011. Nous travaillons main dans la main avec la sécurité publique. »
Pour le patron du Magnum, Alain Chapotel, la multiplication des contrôles est aussi « une bonne chose ». Mais le représentant des bars de Masséna-Solférino à la commission de la vie nocturne ne veut pas voir son collègue du Network « accablé », et réfute à son tour tout lien entre les problèmes de la nuit et le drame du week-end. D'ailleurs, de source policière le nombre d'atteintes aux personnes n'a pas progressé en 2012 par rapport à 2011. Roger Vicot prévient : « L'alcoolisation pose un problème plus large de société que nous ne traiterons pas avec la seule répression. »

Olivier aballain
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