Les vélos n'imposent pas leur loi à Lille

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Publié le 20 juin 2012.

Déplacements Depuis le lancement du V'Lille, la ville doit gérer l'afflux de cyclistes

La ville doit apprendre à apprivoiser le vélo, et vice-versa. Depuis deux semaines, le débat lancé par une vidéo sur Internet en témoigne. On y voit l'interpellation agitée d'un cycliste ayant grillé un feu rouge aux abords du marché de Wazemmes : un internaute trouve ainsi « honteux d'arrêter une personne pour une histoire de vélo ».
Signe d'un tour de vis de la mairie sur les infractions des cyclistes ? L'adjoint à la sécurité, Roger Vicot (PS), s'en défend : « Ce monsieur avait grillé un feu et tenté de s'enfuir par le marché. Les policiers ont dû le maîtriser, non sans mal puisque trois agents ont reçu des coups. Ils ont d'ailleurs porté plainte. Mais nous n'avons pas transmis de consignes de fermeté particulières ».
« Ils ne respectent rien, grince Brigitte, une automobiliste rue Faidherbe. On les voit griller des stops et c'est à nous de faire attention. » Des pratiques que reconnaît et combat l'association Droit au vélo (Adav) lors d'opérations de sensibilisation auprès des usagers.

« Pas de conflits »
Mais Sébastien Torro-Tokodi, chargé de mission, relativise : « Certaines pratiques illégales paraissent parfois légitimes. Sur le boulevard de la Liberté à Lille, le cycliste passe autant de temps arrêté au feu rouge qu'à pédaler... » L'asso milite aussi pour une redéfinition des rythmes des feux sur les grands boulevards. A l'automobile club de France, on se déclare aussi « favorable au partage de la route » : « C'est vrai que nos adhérents se plaignent du non-respect des feux-rouges, des sens-interdits, et ils ont raison, explique Philippe Dutrieu. Mais ça ne va pas plus loin, nous n'avons pas enregistré de conflit juridique. Il faut reconnaître que souvent, un cycliste ne grille pas un feu sans avoir vérifié qu'il pouvait s'engager sans risque. »
A l'Adav, on fait d'ailleurs remarquer qu'aucun accident grave n'a impliqué de V'Lille depuis leur lancement en septembre 2011, « contrairement aux craintes de la préfecture ». « C'est normal : plus les vélos sont nombreux, plus ils sont en sécurité », rappelle Sébastien Torro-Tokodi. Il ne reste plus qu'à savoir discuter calmement avec un policier.

Olivier Aballain
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