Comment monter un dossier convaincant

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Publié le 7 juin 2012.

Conseils Si les taux bas jouent en faveur des emprunteurs, les banques restent exigeantes

Cela n'a échappé à personne, les taux de crédits immobiliers sont dans la moyenne basse : 4,05 % sur 20 ans relèvent les courtiers Empruntis et AB Courtage, 3,92 % indique Meilleurtaux.com, avec la possibilité de gagner quelques décimales pour les meilleurs dossiers. Si les banques courtisent logiquement les emprunteurs présentant un bon apport – 20 % - et de hauts revenus, les autres profils ne sont pas exclus pour autant.
« Il faut bien présenter son dossier, conseille Ari Bitton, directeur général d'AB Courtage, et mettre en avant son apport, alors qu'il y a deux ans les banques regardaient surtout les revenus. » Cet apport est en effet un critère important pour les banques qui protègent ainsi leur crédit en cas de baisse des prix immobiliers. « Il y en a qui accordent des prêts sans celui-ci, mais les taux seront plus élevés, signale Sandrine Allonier de Meilleurteaux.com. Un emprunteur refusé par un établissement doit toujours s'adresser à un autre, car les banques n'ont pas toutes le même positionnement ».

Une bonne gestion
Bien préparer son dossier signifie aussi éviter les erreurs de gestion sur son compte. Les banques n'apprécient pas les découverts et les crédits à la consommation. « Attention aussi par exemple aux saisies sur salaires pour contraventions non payées, cela n'inspire pas confiance », prévient Ari Bitton. Les 33 % d'endettement sont à prendre en compte mais ne constituent pas une règle définitive, estime Sandrine Allonier. « L'endettement moyen se situe plutôt à 28-30 %, et même dans ce cas, le demandeur n'est pas assuré de décrocher son crédit. La banque se penchera sur le reste à vivre. »
Il faudra également penser à parer aux éventualités futures. « Souscrire une assurance chômage coûte souvent très cher et le délai de prise en charge est long, en moyenne neuf mois. En revanche, l'emprunteur doit s'assurer qu'il pourra avoir des souplesses en cas de coup dur. Soit un report, c'est-à-dire la possibilité de ne pas payer ses mensualités pendant six mois, soit la modularité qui permet de diminuer ses mensualités pour quelques mois aussi », relève Sandrine Allonier.

Coralie Donas
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