La dernière nuit de Clélia et julien

0 contributions
Publié le 23 mai 2012.

Justice Le meurtrier présumé de la jeune fille, tuée en février 2008, est jugé jusqu'à vendredi

Décrite par ses proches comme une jeune fille « toujours avenante », Clélia, 17 ans, aimait sortir. La soirée du 16 février 2008, elle l'a passée au bar-discothèque lillois Le Flibustier. A 4 h du matin elle appelle son premier amour, Julien, 19 ans, pour rentrer chez sa mère. A 8 h 45 le dimanche, un promeneur retrouve son corps sans vie, à demi plongé dans un bras de la Deûle à Lambersart. Comment Julien se retrouve-t-il sur le banc des accusés ? C'est ce que les jurés de la cour d'assises du Nord ont tenté de démêler mardi. Cette nuit-là, Clélia est accompagnée par Justine, une amie de longue date. Dans la Twingo de Julien, une dispute éclate. Clélia vient de recevoir un texto d'une amie proche, Priscilla, indiquant qu'elle aussi « sort avec Julien ».

« Julien me faisait peur »
Pour tous ceux qui l'ont cotoyé, la jalousie est une constante du petit couple. « Ils ont échangé des gifles dans la voiture. C'était violent », raconte Justine. France, une amie de la famille de Clélia, elle-même victime de violences conjugales, va plus loin. Elle raconte une scène de cris et de gifles entendus en juillet 2007. « Ils s'étaient enfermés dans une chambre, mais quand Clélia est sortie, j'ai bien vu qu'elle avait les joues rouges. Julien a l'air gentil, mais ce jour-là il était comme fou. »
« Julien me faisait peur », c'est aussi ce que confie Justine, racontant comment il a, deux fois, empêché Clélia de quitter la Twingo dans la nuit du 17 février. Justine déposée à son domicile d'Haubourdin, le couple repart. « J'ai tenté de la convaincre de dormir chez moi », relate la copine, en pleurs. Le reste est dans les mains de l'accusé, qui affirme avoir déposé Clélia « entre 4 et 5 h » près de chez sa mère, à Erquinghem-le-Sec. Un trajet « calme ». Et puis, titillé par la présidente du jury, il concède que la discussion est restée vive, « mais sans échange de coups ».
Interrogé avec insistance sur sa version parfois changeante des derniers moments avec Clélia, il répond qu'il ne se « souvient plus ». « Je ne comprends pas, souffle Carole Salomé, la mère de Clélia. Moi, je me souviens de chacun des derniers instants avec ma fille ».

Olivier Aballain
Newsletter
BREAKING NEWS

Recevez nos alertes
info en temps réel

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr