Un Fab'Lab pour devenir bricoleur

Insolite A Villeneuve d'Ascq, un équipement high-tech permet à chacun de concevoir ses objets

Gaëtane Deljurie

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En ouvrant son Fab'Lab en octobre dernier à villeneuve-d'Ascq, Charles-Albert De Medeiros a offert à tous un équipement de pointe pour bricoler.

En ouvrant son Fab'Lab en octobre dernier à villeneuve-d'Ascq, Charles-Albert De Medeiros a offert à tous un équipement de pointe pour bricoler. — M/ Linert / 20 Minutes

Devenir un as du bricolage sans rien y connaître ? C'est possible avec les machines high-tech du Fab'Lab Lille. Premier du genre en Nord-Pas-de-Calais, il a ouvert en octobre dernier. Et demain, comme tous les mardis après-midi, c'est gratuit. Seule contrepartie : dévoiler publiquement son projet. « Lancé aux Etats-Unis, le Fab'Lab est basé sur le partage de connaissance, l'émulation et l'apprentissage et l'auto-assistance », explique Charles-Albert De Medeiros, l'ingénieur informaticien de 36 ans à l'initiative du projet. Et le « laboratoire de fabrication » permet bien de fabriquer « à peu près tout et n'importe quoi ».

Particuliers et professionnels
« Pour mon puits canadien, j'avais besoin d'une pièce qui coûte 700 € dans le commerce. Ici j'ai pu la fabriquer moi-même à partir de plans trouvés sur internet », explique Jean-François Mahieux, informaticien de 33 ans. Fabrice Montoyo, artiste villeneuvois, conçoit des luminaires à partir d'objets destinés au rebut : « Le Fab'Lab me permet de mettre au point des mécaniques uniques pour un prix modique. Et les petites pièces nécessaires sont disponibles sur place ». L'équipement impressionne : une découpeuse-laser capable aussi de graver du verre ou de vieillir du jean, une imprimante 3D qui fait naître des formes en faisant fondre des fils de plastique... Moins high-tech, un poste traditionnel avec marteaux, perceuse à colonne (pour percer bien droit), scie à chant-tourné (pour réaliser des découpes très détaillées), ou encore un attirail complet pour circuits électroniques. Particuliers comme professionnels peuvent graver des photos, réaliser des prototypes, fabriquer divers objets, du moule à gâteau personnalisé au support de smart-phone… « L'investissement matériel a coûté 25 000 €. Comme les banques étaient réticentes, j'ai emprunté de l'argent à ma famille pour compléter mon apport », rapporte Charles-Albert De Medeiros. Pour les tarifs, compter entre 12 € et 75 € de l'heure (hors consommables) en fonction des machines ou du statut (particulier, professionnel, étudiant, etc.).

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