Mur de l'autisme devant le tribunal.
Mur de l'autisme devant le tribunal. - M.Libert / 20 Minutes

La malaise persiste sur le traitement de l'autisme. Hier se tenait l'audience du procès de Sophie Robert, réalisatrice d'un documentaire vidéo polémique sur le traitement psychanalytique de l'autisme (voir encadré). Mais dans la salle, c'est la psychanalyse qui se retrouvait mise en cause par une cinquantaine de familles d'enfants autistes, venues soutenir la réalisatrice.

Deux mille familles en attente
Leur reproche : l'influence de la psychanalyse qui empêche, en France, d'appliquer la méthode comportementale ABA. « Pourtant, ça fonctionne. Ce film est salutaire pour faire changer les mentalités », souligne Arnaud Ribert, président de Pas à Pas Nord, association qui s'occupe de l'autisme. Caroline Pajot, est plus remontée. Son enfant autiste est aujourd'hui scolarisé. « Des psys m'ont dit qu'il ne ferait jamais rien, témoigne-t-elle. Quand il a été diagnostiqué à 2 ans, une pédopsychiatre psychanalyste à Nantes m'a dit que c'était parce que je faisais de la plongée sous-marine ». Entre-temps, cette Nantaise est venue s'installer à Villeneuve-d'Ascq pour profiter de la méthode ABA inculquée au centre Camus, le seul en France. « C'est une théorie comme une autre, précise une des psys plaignantes. Moi aussi, j'obtiens des résultats avec les enfants ». « On veut simplement avoir le choix », réclame Christelle Dedours, mère d'un autiste. Car actuellement, en France, la prise en charge est inexistante pour les soins prodigués par méthode comportementale.

Procès

Trois psychanalystes qui interviennent dans le film de Sophie Robert, « Le Mur », lui reprochent d'avoir dénaturé leurs propos. Ils demandent le retrait de leur interview et réclament au total 270 000 €.Décision le 26 janvier.

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