James Cochran : « Du graffiti aussi pour les galeries »

Interview de James Cochran, graffeur et peintre australien

©2006 20 minutes

— 

 

  — no credit

James Cochran

Graffeur et peintre australien, expose au Tri Postal jusqu'au 21 mai.

En marge de votre exposition, vous entamez un travail autour du graffiti avec de jeunes Lillois. Pourquoi ?

Depuis l'âge de 17 ans, j'utilise de la bombe aérosol. Comme beaucoup d'adolescents, je graffais des endroits interdits. Puis je suis allé aux Beaux-Arts, où j'y ai découvert la peinture à l'huile et l'histoire de l'art. Dans mes oeuvres, je mélange ces deux cultures. Je veux désormais transmettre mon expérience.

Ne renforcez-vous pas un cliché en proposant aux jeunes de quartiers sensibles de faire du graffiti ?

L'important est de les ouvrir à la peinture. Le graffiti peut sensibiliser au travail sur la couleur ou la composition. J'espère qu'ils verront mon exposition pour constater qu'il est possible de peindre aussi pour les galeries.

En initiant les jeunes au dessin avec des bombes aérosols, ne risque-t-on pas de les voir continuer de façon illégale ?

Il y a déjà beaucoup de tags et de graffitis. Soit les municipalités investissent dans toujours plus de sécurité, soit elles incitent les jeunes à s'exprimer dans un environnement légal.

Recueilli par Caroline Béhague

Avec des jeunes, Cochran réalisera une fresque à la maison de quartier Vauban, au Club Léo Lagrange et au centre Lazare-Garreau à Lille-Sud.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.