On est foutu, on roule trop. L'Insee présentait hier une étude sur l'évolution régionale des déplacements domicile-travail entre 1999 et 2006. D'où il ressort un acrroissement de ces déplacements qui pose problème dans l'objectif de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. En effet, si le poids des transports en commun a augmenté de 1 %, il n'est que que 7 % dans la part totale des trajets. En revanche, la voiture en représente les trois-quarts et a augmenté de 2 %. « Davantage de gens circulent et les déplacements se sont allongés de 9,3 km à 10,3 km, en moyenne, pour se rendre à son travail », note l'Insee. En Sept ans, le nombre de personnes qui se déplacent pour aller travailler a augmenté de 10 %. Principale raison de ce phénomène : les déménagements plus loin du lieu de travail, « souvent pour des contraintes de coût du logement », souligne l'agence de développement de l'urbanisme Lille Métropole (Adulm). « La migration résidentielle explique au deux-tiers l'augmentation des déplacements. Le dernier tiers s'explique par le changement de zone d'emploi, selon l'Insee. Sans surprise, c'est l'agglomération lilloise qui concentre les flux. L'emploi s'organise depuis des années autour de gros pôles urbains urbains. Difficile d'inverser la tendance. En fin d'année, l'Insee doit publier une enquête sur l'empreinte carbone de ces déplacements. G. D.
L'Insee s'est également penché sur le cas des lycéens et étudiants universitaires qui effectuent des déplacements dans le cadre de leurs études. Globalement, les trajets sont en diminution, contrairement aux actifs. L'ouverture d'universités et de résidences universitaires dans les territoires, hors de Lille, explique ce phénomène.