A l'occasion de la semaine de l'industrie, la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) dévoilait hier, une étude sur les perspectives économiques de la filière santé dans la région.
Une filière en pleine expansion. Avec 820 entreprises et 23 500 salariés fin 2008, la santé est la troisième filière industrielle régionale derrière l'agroalimentaire (34 870 salariés) et l'automobile (33 400). Deux tiers des emplois sont situés dans la Métropole lilloise, notamment sur le pôle Eurasanté. « On observe entre 3 et 4 % de croissance chaque année », témoigne Marie-Laure Balmès, directrice de la Direccte. Lors des quinze dernières années, le nombre d'emplois est passé de 17 000 à 23 500 et le nombre d'entreprise de 500 à 800. Des sociétés comme Biolume ou HMS Vilgo ont doublé leur effectif en cinq ans.
Des métiers variés. On parle souvent de recherche et développement dans le domaine de la santé, mais les entreprises nordistes recrutent dans tous les secteurs, notamment le secondaire. « Les emplois à caractère industriel représentent près d'un tiers de l'activité, un volume plus important qu'ailleurs », souligne Etienne Vervaecke, directeur général d'Eurasanté. « Il existe des emplois de tous niveaux, et de toutes qualifications, avec des applications dans des domaines aussi variables que le textile ou la mécanique », précise Marie-Laure Balmès.
Un problème de formation ? Les entreprises éprouvent des difficultés à recruter. « C'est le premier constat qui ressort, mais nous avons encore trop peu de données pour tirer des conclusions », explique-t-on à la grappe d'entreprises Clubster Santé, à Marcq-en-Barœul. Un observatoire de l'emploi et de la formation vient d'ailleurs d'être mis en place pour définir les futurs besoins de la filière. « Il faut parfois une triple compétence, explique François Bloch, du Clubster santé. A la fois en biologie et en commerce, mais aussi en langues, car les entreprises travaillent beaucoup avec l'étranger »