Un dépistage beaucoup trop tardif. En présentant hier son dispositif estival de lutte, le centre régional d'information et de prévention du sida (Crips) a dévoilé une dangereuse caractéristique du Nord-Pas-de-Calais : un quart des personnes détectées (contre 17 % en France) le sont à un stade trop avancé pour être soignées correctement. En clair, pour une vingtaine des 88 personnes détectées l'an dernier, il est trop tard. « Cet été, notre campagne de prévention va beaucoup insister sur le dépistage », explique Sylvie Vanderschilt, coordonnatrice régionale du Crips.
Car, si deux mille patients vivent avec le VIH dans la région, combien ne sont pas au courant de leur séropositivité ? « C'est un grave problème, déplore Sylvie Vanderschilt. Or, dans le Pas-de-Calais, les trois dispositifs anonymes et gratuits sont très insuffisants. » La solution : développer les systèmes de dépistage hors les murs grâce au nouveau système de tests rapides. Un vœu pieux, pour l'instant.G. D.