Les régionales, c'est surtout une affaire de programmes: 15 pages pour le FN, 8 pour la majorité présidentielle, et 15 pour le Parti socialiste. Il y a forcément matière à rapprochement.
L'emploi Le PS et la majorité présidentielle semblent sur la même longueur d'onde : le projet socialiste, compatible avec les exigences d'Europe Ecologie pour une «conversion écologique» de l'économie, propose 14 000 contrats de continuité professionnelle pour les salariés de filières sensibles. La majorité présidentielle souhaite, elle, la création de 10 000 emplois en quatre ans dans les métiers de la croissance verte.
L'environnement Dans la foulée, Marine Le Pen espère développer l'emploi en faisant de la région la capitale du moteur à hydrogène. Et prône l'instauration d'un tram-train Lille-Bassin minier, comme le projet socialiste.
L'éducation Valérie Létard et Marine Le Pen proposent la mise en place de la videosurveillance aux abords des lycées, ce qui n'emballe pas les socialistes. En revanche, socialistes et majorité présidentielle prônent ensemble l'introduction du bio dans les cantines.
Comme en 2004, la tête de liste du Front de gauche, Alain Bocquet, a servi de boute-en-train: après avoir mené la campagne, le député-maire de Saint-Amand n'est pas placé en position éligible sur la liste d'union. Idem pour Jacky Hénin, dans le Pas-de-Calais.