L'heure est venue de se compter pour le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche. Les trois partis ont entamé hier une partie de poker menteur qui doit prendre fin aujourd'hui à 18 h, heure limite de dépôt des listes pour le second tour. Le PS, arrivé en tête dimanche avec 29,2 %, pourrait se passer d'une fusion. Mais ce n'est pas la tendance.
Bien engagé avec les écolos
« Nous voulons le rassemblement des forces de gauche », martelait hier soir Dominique Bailly, directeur de campagne de la liste PS, après une journée de négociations. En réalité, c'est autour du Front de gauche que se concentraient les discussions. Forts de leurs 10,8 %, les colistiers d'Alain Bocquet espèrent une représentation supérieure à celle de l'assemblée sortante (19 sièges sur 113). Mais au prorata des scores du premier tour, le Front de gauche stagnerait plutôt autour d'une quinzaine de sièges... « Le PS s'en tient à la proportionnelle, c'est inacceptable », commentait Jacky Hénin, tête de liste dans le Pas-de-Calais. Pour Europe Ecologie, les choses sont plus simples : les Verts ne disposaient que de 9 sièges dans l'assemblée sortante, et la proportionnelle les amènerait à 15. Un accord de principe était d'ailleurs déjà trouvé hier soir. « Ils s'entendent sur notre dos », regrettait-on dans les rangs du Front de gauche. Ambiance...