L'urgentiste algérien Mounir Dehak va pouvoir finir ses études à Lille. La décision est tombée jeudi pour cet étudiant en médecine, employé depuis trois ans à l'hôpital de Lens. Depuis le 20 janvier, il faisait l'objet d'un arrêté préfectoral d'expulsion qui avait provoqué un mouvement de soutien de la part de ses collègues. Mounir Dehak a donc obtenu un sursis jusqu'en octobre, le temps de finir son cursus. Mais rien ne dit qu'il va pouvoir retrouver son poste à l'hôpital de Lens. Officiellement, la direction se dit prête à le réintégrer dans ses rangs, sous réserve de l'accord de la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) et de la direction du travail. Ces deux autorisations, qui n'avaient pas été accordées à l'hôpital, le mettait ainsi en infraction avec le code du travail. Contactée, la préfecture du Pas-de-Calais estime l'affaire close. « C'est de l'hypocrisie, estime un syndicaliste hospitalier. On sait qu'il manque 20 % des postes d'urgentistes dans la région. » Embauchés à 1 200 € par mois, les praticiens étrangers font faire de belles économies.G. D.