Si le bilan touristique et médiatique de « Lille 2004 » reste incontestable, il est plus difficilement palpable concernant la dynamique du spectacle vivant. « “Lille 2004” a donné une visibilité à une richesse culturelle qui existait déjà », plaide Patricia Kapusta, du Prato, théâtre lillois. Même son de cloche du côté du centre chorégraphique national de Roubaix qui avoue que « c'est davantage la politique culturelle régionale que “Lille 2004” qui a convaincu la chorégraphe Carolyn Carlson de s'installer à Roubaix ». De fait, certains chiffres le prouvent, il existait une vie culturelle avant « Lille 2004 ». Si l'Opéra de Lille est passé de 1 500 abonnés en 1998 à 4 390 en 2009, l'Orchestre national de Lille s'est maintenu autour de 5 000.
Depuis 2007, les projets
artistiques ont été réduits
« Une chose est sûre, l'événement a permis de retarder la baisse d'activité chez les intermittents », note Pierre Gembala, responsable d'équipe au Pôle emploi spectacle. Mais depuis 2007, les projets artistiques ont été réduits à peau de chagrin et le volume d'activité par intermittent ne cesse de baisser. Un constat confirmé par Vincent Dhelin, comédien et représentant du Syndicat des arts vivants : « Les compagnies ont du mal à s'inscrire dans ces événements. On aimerait être associés en amont. On a plutôt l'impression de servir de caution. » Point positif : les Maisons Folies dont le volume d'activité s'est maintenu jusqu'alors.