malaise persistant chez pimkie

Social Le plan social provoque une multiplication des départs volontaires

Gilles Durand

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Près de 200 candidats au départ volontaire pour 175 suppressions de postes. C'est aujourd'hui que l'enseigne de vêtement Diramode-Pimkie doit clore la liste des employés qui souhaitent quitter l'entreprise dans le cadre du plan social. Les vingt jours de grève et de blocages des sites de Neuville-en-Ferrain et de Wasquehal au moment des fêtes de fin d'année ont visiblement laissé des traces dans l'esprit des 600 employés. « Le nombre de volontaires au départ en dit long sur le malaise qui règne dans cette boîte », soupire Malley Upravan, secrétaire (FO) du comité d'entreprise.

Des problèmes financiers à prouver
Un malaise qui pourrait s'amplifier dans les mois à venir, à en croire Fabrice Dekindt, délégué CFDT : « Il ne resterait qu'une dizaine de postes adaptés pour les 74 personnes inaptes. Celles qui n'ont pas postulé pour un départ volontaire risquent d'être licenciées hors du plan social, donc sans indemnité extra-légale », redoute-t-il. Contactée, la direction n'a pas confirmé cette information.
Invités jeudi dernier à valider le volet économique du plan social, les syndicats ne sont toujours pas convaincus des problèmes financiers de Pimkie. « Les primes d'intéressement ont été meilleures qu'en 2008. C'est un signe de bonne santé », souligne Malley Upravan. L'enseigne n'a pas encore annoncé son bilan financier pour 2009.

Reclassement

Prochaine étape le 24 février avec la validation du volet social par le comité d'entreprise. La cellule de reclassement pourra alors intervenir. Onze personnes ont déjà retrouvé du travail.

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