Il est en tête de liste de tous les programmes aux régionales: le développement économique est le chouchou des candidats. «C'est normal, quand on voit les indicateurs économiques la région est pratiquement tout le temps en bas. Ça donne envie de tout changer», explique Anne Wattel, candidate du Nouveau parti anticapitaliste dans le Nord.
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Tout changer, ce n'est quand même pas l'ambition de tout le monde. A commencer par la majorité sortante (socialistes, radicaux et citoyens): assis sur son bilan, le président du conseil régional, Daniel Percheron, préfère parler de «région bouclier social», notamment pour aider les salariés licenciés à se reclasser. Pierre de Saintignon, son vice-président, veut poursuivre l'effort de création d'entreprises, et promet 3.000 emplois dans «l'économie sociale et coopérative». Leur adversaire, Valérie Létard, elle, va plus loin. La tête de liste UMP-NC joue sa carte de secrétaire d'Etat pour promettre «10.000 emplois en quatre ans» dans les métiers de la «croissance verte», dont la moitié dans le BTP.
Nouvelles filières
Mais, ces nouvelles filières ne convainquent pas encore Alain Bocquet, chef de file du Front de gauche. «Nous sommes une région de tradition industrielle. Plutôt que de laisser les industries régresser, renforçons-les en finançant massivement de véritables pôles de compétitivité autour de la construction automobile.»
Le contraire du programme d'Europe Ecologie, qui, de son côté, veut «changer de modèle» en réorientant les aides régionales pour «préparer notre économie aux activités de l'après-pétrole». C'est la véritable recette de tous les candidats: quand on n'a pas de pétrole, on a des idées.