Le soutien de la municipalité aux commerçants lillois avance lentement. Confrontées à l'explosion de leurs loyers, plusieurs boutiques indépendantes étaient montées au créneau en mai 2008 pour dénoncer les pratiques des propriétaires. La ville de Lille avait alors promis l'instauration d'une « plateforme juridique » pour les conseiller en cas de contentieux.
Dix-huit mois après, on s'en approche : un stagiaire est financé pour six mois, afin de coordonner sa mise en place. Pour Claude Sohet, président de la Fédération lilloise du commerce, il y avait urgence : « Les commerçants indépendants [...] disparaissent au profit des grandes franchises. » Gilberto d'Annunzio, commerçant dans le Vieux-Lille, estime que la plateforme « permettra aux commerçants de mieux connaître leurs droits ». L'opposant Christian Decocq (UMP), appelle quant à lui à « aller plus loin ». « Madame Aubry doit signifier aux franchises qu'elles ne peuvent pas s'installer n'importe où. » W
H. F.