La raffinerie des Flandres, près de Dunkerque, arrêtée depuis le mois de septembre, « ne fermera pas » mais ne raffinera plus de pétrole brut non plus, a affirmé, hier, Michel Bénézit, directeur général du raffinage et du marketing du groupe pétrolier. « Il s'agit d'une mutation, d'une transformation de notre établissement des Flandres qui ne fermera pas, quoi qu'on en dise, qui raffinait et qui fera autre chose demain », a déclaré Michel Bénézit, sur la chaîne de télévision LCI.
Lors d'un comité central d'entreprise, réuni lundi, Total avait indiqué qu'il reportait à la fin juin, au plus tard, sa décision sur le sort de la raffinerie des Flandres et de ses 370 employés. Michel Bénézit avait alors déjà souligné qu'il n'était « pas question » que la raffinerie « continue à traiter du pétrole brut ». Cette raffinerie, à l'arrêt depuis mi-septembre, « fait la preuve que ce qu'elle produisait n'était pas nécessaire à l'approvisionnement des marchés », a estimé Michel Bénézit, sur LCI. « Nous avons cherché des acquéreurs, mais nous n'en avons pas trouvé », a ajouté le dirigeant. Alors que Total devrait annoncer, jeudi, des bénéfices proches de 8 milliards d'euros, Michel Bénézit a affirmé que « les profits réalisés par un groupe industriel ne l'exonèrent pas d'adapter son outil à la demande ». W