Court-circuit dans l'immigration choisie. A Lens, un comité de soutien lutte depuis plusieurs jours en faveur d'un médecin urgentiste algérien, sous la menace d'une reconduite à la frontière. Le cas de Mounir Dehak met en lumière quelques errances administratives. Embauché en septembre 2006 à l'hôpital de Lens, ce médecin assurait jusqu'alors son travail correctement, selon son collègue Jean Letoquart, délégué CGT. « C'est l'hôpital qui est venu le chercher car on manquait de personnel à l'époque », assure-t-il. Mais visiblement, les conditions n'étaient pas toutes réunies. La préfecture du Nord affirme qu'il a été employé à l'époque sans autorisation de travail. La loi prévoit la possibilité d'un recrutement de praticiens étrangers sur la base d'un quota. Il se retrouverait donc en infraction avec le Code du travail et envisage un recours devant le tribunal administratif. La préfecture ne précise pas dans quelle mesure le centre hospitalier n'est pas lui aussi en infraction dans cette affaire. W
G. D.