En pleine tempête aérienne, l'aéroport de Lille-Lesquin ressemble à un coin de ciel bleu. Comme annoncé hier par 20 Minutes, l'opérateur à bas coût Ryanair a confirmé l'ouverture d'une nouvelle liaison vers Barcelone (Girona) au départ de Lille. Les points forts de l'aéroport lillois, qui lui ont permis d'atteindre en 2009 la meilleure fréquentation de son histoire (1 147 924 passagers), font la différence.
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Atout n° 1 : la technique De l'aveu de Ryanair, c'est la « réponse technique de l'aéroport » aux besoins de la compagnie qui a déterminé sa venue à Lille en octobre 2008, alors qu'elle opérait déjà à Beauvais et Charleroi. L'aéroport de Lille-Lesquin est équipé en « catégorie 3 » pour les conditions climatiques extrêmes, ce qui permet de limiter les imprévus. La coordination des équipes est également saluée. Ainsi l'aéroport n'a aucun mal à répondre à la priorité du low-cost, à savoir qu'un avion ne reste pas au sol plus de 25 minutes.
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Atout n° 2 : le dynamisme Progresser en pleine crise à moins d'une heure de Roissy et Charleroi, ce n'était pas gagné d'avance. Sauf que la région lilloise « génère un phénomène d'attraction », selon Jean-Christophe Minot, président de l'aéroport. Ainsi la ligne Lille-Porto a-t-elle d'emblée suscité plus de demandes du Portugal vers Lille que dans l'autre sens... Janita Govinden, directrice des ventes de Ryanair, résume : « Nous avons mené une étude auprès des professionnels du voyage. Elle montre que le marché est très demandeur sur Lille. »
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Atout n° 3 : la concertation Comme tout aéroport en expansion, la plateforme lilloise doit composer avec ses riverains. Sur ce point, les relations se sont grandement améliorées depuis deux ans, notamment grâce à la mise en place d'un système de surveillance des nuisances. « Nous restons vigilants, explique Bernard Debreu, président du Sivom, qui regroupe les 33 communes survolées. Mais s'il y a un incident, au lieu de prétendre que tout est normal, on nous dit ce qui s'est passé, et l'on voit de quelle manière y remédier. Le contact est établi. » Et facilité par le bilan 2009 : plus de passagers, mais moins d'avions. « C'était l'un de nos objectifs », se réjouit Jean-Christophe Minot. W